L'ŒIL DU POLITIQUE

 

Comment Paris va attribuer ses logements sociaux par cotation

03/12/2014 | par Nicolas Braemer | Toute l'actualité

Gruppe Würfel wird über weiße Oberfläche geworfen © Nailia Schwarz

Depuis le 3 octobre, Paris expérimente la "cotation" pour l’attribution des logements sociaux relevant de la ville. Ce système, public et transparent, est censé objectiver la procédure, c’est-à-dire l’éloigner du partisan et des erreurs humaines.

Ian Brossat, adjoint au maire de Paris sur les questions du logement et de l’hébergement d’urgence, explique les tenants et aboutissants de la cotation.
Il s’exprime également sur ses ambitions en matière de production de logement social.

 

À quelle problématique répond la gestion par la cotation?

En tant qu’élus, nous avons fait le constat que le processus d’attribution des logements sociaux demeure incompréhensible pour les demandeurs. Ceci dans une situation de pénurie. Je rappelle que nous attribuons 4 000 logements sociaux chaque année et notre fichier de demandeurs comporte 160 000 personnes.

Nous attribuons 4 000 logements sociaux chaque année et notre fichier de demandeurs comporte 160 000 personnes.

Par ailleurs, le personnel de la ville est confronté quotidiennement à de fortes pressions des demandeurs via des courriels, des coups de téléphone, voire des confrontations physiques. Revoir notre processus d’attribution était un engagement de la mandature.

 

Quels bénéfices attendez-vous de cette gestion par la cotation ?

Il s’agit d’objectiver la procédure et de faciliter le travail des services.

 Il s’agit d’objectiver la procédure et de faciliter le travail des services.

L’ordre de priorité se fera par la machine, en fonction du nombre de points (cotation) attribués au demandeur, même si nous avons laissé la possibilité d’une intervention manuelle sur certains cas. Les personnels de la direction de l’habitat et du logement sont très en attente de procédures objectives.

 

De manière plus globale, quel est le rôle du logement social dans un projet politique ?

Le logement social doit permettre aux classes populaires et moyennes de continuer à vivre à Paris. Si le marché tranche, alors n’y vivront que les plus fortunés. L’objectif est d’arriver à 30 % de logements sociaux d’ici à 2030, contre 20 % aujourd’hui. Sur la mandature, il est prévu d’investir 2,5 milliards d’euros pour la construction de nouveaux logements sociaux, mais aussi pour la transformation d’immeubles privés en logements sociaux, notamment dans les arrondissements qui en comportent peu.

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