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LA CLEF DU SUCCÈS

 

Process Com : un outil pour apprendre à manager sans stress

17/02/2015 | par Bruno Cohen-Bacrie | Management

processcom © Seamartini Graphics - fotolia

Stressés au travail ? Victime ou auteur d’un management inefficace ou inadapté ? Des chercheurs se sont penchés sur la question et ont inventé Process Com, un outil qui permet de discerner des différentes personnalités pour y adapter son type de management et réduire le stress au travail. Interview de Christian Becquereau...

Christian Becquereau est maître certifié coach. Il préside l’École du Management des Hommes (r). Il écrit des chroniques Process Com (r) pour Potentiel Magazine. Sa société Managis a formé des milliers de managers et dirigeants à Process Com (r).
À lire : Process Com pour les managers. Manager sans stress et booster ses équipes Eyrolles, 2014.

Pouvez-vous nous décrire à quoi correspondent ce « Process Com » et son adaptation aux questions managériales d’aujourd’hui ?


Process Com, c’est la découverte qu’en chacun de nous, il y a six types de personnalité distincts. Cette caractéristique de Process Com est facile à vérifier. Involontairement, nous observons que nous n’avons pas le même comportement selon nos interlocuteurs. Qu’il s’agisse des membres de notre famille, de nos amis ou de nos relations professionnelles.

Le deuxième trait de génie de Taïbi Kahler (1), son créateur, c’est de démystifier le stress. Grâce à de courtes descriptions, le stress n’est plus un mystère pour spécialistes. Avec Process Com nous devenons tous des experts de ce mal du siècle.

Nous n’avons pas le même comportement selon nos interlocuteurs.

Mais il y a un autre cadeau inestimable : Taïbi Kahler nous fournit les antidotes de chaque forme de stress et la capacité de sortir du stress en un instant. La pression au travail et le stress associé justifient que Process Com devienne l’outil du manager. Il fallait créer l’interface qui en fasse un outil plus facile à utiliser au quotidien, sans prise de tête. Cette interface, Process Com et les développements associés, sont respectueux des travaux initiaux de Taïbi Kahler. En même temps, beaucoup de managers formés à Process Com, redécouvrent la puissance du modèle à travers mon livre. Lorsqu’ils viennent suivre notre formation, ils n’ont pas le sentiment de refaire la formation.

Vous proposez de repérer la dynamique d’échec pour manager sans stress ?

Si je devais réécrire le livre (5 000 exemplaires vendus), j’insisterais effectivement encore plus sur le stress. En disposant de Process Com, le manager contribue directement à la qualité de vie au travail, tant celle de ses collaborateurs que la sienne propre.

Pour mesurer les apports de la pratique de Process Com, faisons un bref inventaire des effets du stress, sur nous et sur notre relation aux autres. Tout d’abord, quand nous sommes en stress, nous nous sentons mal. Le mal vivre du stress finit par agir sur notre état de santé.

Le stress agit aussi comme une paire de lunettes qui ne serait pas à notre vue. Ces lunettes déforment ce que nous regardons ou entendons.

Le stress agit aussi comme une paire de lunettes qui ne serait pas à notre vue. Ces lunettes déforment ce que nous regardons ou entendons. À partir de ce que nous croyons voir ou entendre, notre jugement et nos actions ne sont plus pertinents. Sur le plan de l’écoute, des parasites font que nous entendons des choses différentes de ce qui nous est dit. Tout est brouillé. Plus important encore, notre émotion est touchée. Nous sommes affectés. Cela réduit l’accès à notre discernement.

En stress, nous nous prenons toute cette série de handicaps. Nous sommes complètement déréglés. Nous perdons une bonne partie de notre potentiel ; nous perdons surtout la qualité de notre relation à l’autre et le merveilleux qu’elle nous apporte : l’affection dont nous avons tous tant besoin.

 

Vous insistez sur la nécessité de prendre conscience de son style de management ? En quoi est-ce essentiel et comment faire ?

Dans nos entreprises, les personnes nommées managers se forment sur le tas. Ils ont le choix entre mimer le manager qui les a marqués ou adopter un style managérial avec lequel ils auraient aimé être managés. Dans les deux cas, ils exerceront essentiellement un seul style de management.

Or, leurs collaborateurs seront, dans leur relation avec lui, dans les six personnalités de Process Com. Un style de management exercé conviendra au mieux à deux types de personnalité… dommage pour les quatre autres ! Cela se traduit par deux conséquences : le manager sera à la peine avec les deux tiers de son équipe… Les performances seront d’autant plus difficiles à atteindre.

Dans nos entreprises, les personnes nommées managers se forment sur le tas.

Quant aux deux tiers des collaborateurs, ils n’ont plus qu’à attendre une prochaine réorganisation en souhaitant tomber sur un manager dont le style leur conviendra mieux… En attendant, ils survivent. Les nouvelles générations sont plus affranchies pour oser choisir leur manager. Pratiquer le modèle Process Com permet d’adapter notre style de management selon le type de personnalité que nous présente chacun de nos collaborateurs.

 

Si vous résumiez en quelques mots vos principaux conseils à l’usage des managers ?

Mon premier conseil, c’est de ne jamais mettre personne dans une case en disant « il est telle personnalité ». Chacun dispose des six types de personnalité en soi. Coller l’étiquette d’un type de personnalité sur une personne, c’est la réduire des cinq sixièmes son potentiel.

Mon deuxième conseil serait de ne pas se tromper dans l’identification du type de personnalité que nous présentent nos interlocuteurs. Les praticiens Process Com vont trouver cela très ambitieux. Et cependant, je confirme ce conseil. En effet, si le manager se trompe dans son identification, sa pratique de Process Com ne marchera pas. Mais bonne nouvelle : ni le manager, ni ses collaborateurs ne risquent de pâtir d’un quelconque effet pervers.

Coller l’étiquette d’un type de personnalité sur une personne, c’est la réduire des cinq sixièmes son potentiel.

Cependant, quand le manager se trompe, c’est inefficace. Il peut en déduire, à tort, que Process Com n’est pas toujours efficace, laisser tomber le modèle et se priver de son apport pour la qualité de vie au travail. C’est l’un des plus gros apports transférés dans notre formation « Managez avec Process Com » : identifier en mode réflexe et sans erreur le type de personnalité que nous présentent nos interlocuteurs.

Au sujet de la qualité de vie au travail, des entreprises forment leurs managers à Process Com pour repérer le mal-être (stress), annonciateur des risques psychosociaux.

Le manager qui veut donc se former doit choisir une formation lui garantissant d’avoir une marge d’erreur proche de zéro en matière d’identification des personnalités. C’est la clé du succès de la pratique de Process Com. C’est pourquoi dans mon livre, la partie « For managers only » consacrée aux développements exclusifs de Managis, commence par donner une technique pour atteindre cette ambition. Cette technique ramène le risque d’erreur proche de zéro. Le lecteur peut approfondir son apprentissage en expérimentant cette technique dans les exercices proposés dans l’ouvrage.

 

Moins de stress, c’est plus de performance
 » Le stress est dans l’air du temps. À notre époque de loisirs, nous n’avons même plus de temps à accorder au temps. Nous n’avons plus le temps de souffler, de laisser notre machine décompresser. Tout s’enchaîne : travail, trajet pendant lequel nos Blackberry ou nos iPhone sont chauffés à blanc. À peine rentrés, après les engagements familiaux et de loisirs, c’est la télé. Nous remplissons le moindre espace de temps. Seul moment sauvegardé : le sommeil quand celui-ci n’est pas troublé par le stress ou les contrariétés. Quand le stress nous envahit, nous entrons dans une vrille infernale : fatigue, dépression, burn-out…(…) Faire en sorte que nos collaborateurs et nous-mêmes soyons le moins stressés possibles est un facteur de qualité de vie nécessaire à réaliser de grandes performances. Manager le stress est devenu une compétence à part entière du manager. « 

 

 

 

Note

(01)psychothérapeute américain. - Retourner au texte

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