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LA GRANDE ILLUSION

 

20 ans après, pourquoi on ne peut pas vraiment parler d’échec des zones franches urbaines

03/11/2016 | par Philippe Nikonoff | Toute l'actualité

ZFU © Jonathan Stutz - fotolia

Malgré l’énorme travail de rénovation du bâti mené depuis des années, les zones franches urbaines continuent de concentrer des populations pauvres. Le sentiment général est qu’elles ne «s’en sortent pas». Cette analyse est partiellement fausse : elle fait l’impasse sur plusieurs éléments. Les "logiques de sortie» masquent le rôle de sas que jouent ces quartiers pour les plus défavorisés. Et il ne faut pas oublier les conséquences des logiques immobilières à l’œuvre, même (et surtout ?) dans ces quartiers.

En janvier 2014, un rapport du Conseil économique et social confirmait la difficulté d’évaluation du dispositif créé par la loi du 14 novembre 1996 : «Dresser un bilan du dispositif est complexe. Il n’a en effet pas été assorti d’emblée des indicateurs permettant de l’évaluer… aucun élément chiffré ne permet d’appréhender ce que seraient devenus ces quartiers si le dispositif n’avait pas été mis en place (1) ».

Plus feutrée, la Cour des comptes affirmait en 2012 : « Les administrations qui sont sollicitées pour alimenter [les statistiques par quartier] ne fournissent qu’à des degrés divers les informations demandées et faute de moyens adaptés, les mises à jour sont tardives » (2).

 

Lire aussi : La politique de la ville ne peut pas tenir des promesses intenables

 

S’en sortir, c’est partir

De fait, le Conseil ...

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