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Télétravail : renouveler la notion d’espace de travail

12/04/2017 | par Pascal Rassat | RH

Fabienne-CHOL ©DR

La région Ile-de-France déploie actuellement un projet d’« administration libérée », intégrant le déploiement du télétravail, prévu pour septembre 2017, et un déménagement en janvier 2018, dans de nouveaux locaux sur Saint-Ouen. État des lieux de ces projets avec Fabienne Chol, DGA en charge des ressources humaines à la région.

Pourquoi développer le télétravail à la région Ile-de-France ?

Mettre en place le télétravail a été une évidence. La société évolue et la frontière devient de plus en plus poreuse entre vie personnelle et vie professionnelle. J’ai une conviction profonde : alors que la valeur travail est de plus en plus fondée sur les échanges interpersonnels, le concept de lieu unique de travail est, quant à lui, voué à disparaître. Le bureau devient donc d’abord le lieu où on se retrouve. C’est à la fois l’origine de notre projet de déménagement comme celui sur le télétravail.

 

Quels sont les objectifs du télétravail ?

Nous avons défini que 80 % de notre effectif au siège de la région est éligible au télétravail, soit un potentiel de 1 600 agents. 200 agents démarreront le télétravail pour expérimentation dès septembre 2017.

Le projet vise trois objectifs :
- participer à l’amélioration des conditions de travail dans un contexte où pour de très nombreux agents le temps de trajet quotidien est important – un jour de télétravail, c’est potentiellement deux heures rendues à l’agent !

 

Le télétravail constitue une opportunité pour faire évoluer les méthodes de travail mais aussi les pratiques managériales.

 

- participer au bilan carbone de la collectivité. En réduisant un grand nombre de déplacements domicile-travail, nous pouvons durablement impacter l’empreinte carbone de la collectivité ;

- moderniser le collectif de travail. Le télétravail constitue une opportunité pour faire évoluer les méthodes de travail mais aussi les pratiques managériales vers les notions d’autonomie, de confiance et de responsabilité.

 

Quelle méthode et quel planning envisagez-vous ?

Il y a d’abord un important travail d’acculturation pour les agents comme les encadrants. Il faut faire évoluer les processus et transmettre le socle du management par objectifs aux encadrants. Le télétravail va nous aider à appréhender cette nouvelle culture : nous avons organisé des journées de sensibilisation des cadres, l’ensemble des encadrants et la totalité des télétravailleurs suivront une formation avant l’été. Les outils vont aussi nous y aider : la région a investi pour proposer, dès septembre, à tous ses agents un nouvel environnement de travail construit sur la mobilité et la collaboration. Nous évaluerons le degré de maturité après la phase d’expérimentation début 2018. Ce sont les agents et les encadrants qui définiront le rythme auquel le télétravail se déploiera. Tout ce que nous pouvons dire aujourd’hui, c’est que l’envie est grande puisque cinq mois avant le démarrage du télétravail, une enquête a indiqué que plus de cinq cents agents se disaient déjà intéressés pour télétravailler sur un ou deux jours par semaine.

 

Les agents auront accès à un catalogue interne des espaces de coworking, nombreux en grande couronne et dans lesquels la région a beaucoup investi ces dernières années.

 

Comment le télétravail et votre projet de déménagement à Saint-Ouen s’articulent-ils ?

Ils visent tous les deux à renouveler la notion d’espace de travail. Je reste intimement convaincue que les agents disposeront sur Saint-Ouen d’un meilleur environnement de travail que dans nos locaux actuels. Le télétravail est dans la même logique : il doit permettre de proposer d’autres lieux de travail et de faire évoluer les pratiques de l’institution. Les agents auront aussi accès à un catalogue interne des espaces de coworking, nombreux en grande couronne et dans lesquels la région a beaucoup investi ces dernières années. Nous étudions par ailleurs la possibilité d’ouvrir une partie du nouveau bâtiment de Saint-Ouen à des utilisateurs extérieurs, à l’instar de ce que proposent déjà beaucoup d’entreprises privées.

 

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