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Le jour (de carence) le plus long

05/12/2017 | par Anne Batailler | RH

sablier ©sakura - adobetsock

Partir… et puis revenir… Instaurer, puis supprimer, puis réinstaurer… Le jour de carence dans la fonction publique n’en finit pas de faire débat. Entre ses vertus supposées et ses vices cachés, et faute d’une approche sur le temps long qui permettrait d’objectiver les choses, on s’empêche de poser la vraie question, celle des conditions du travail.

Le jour de carence a été instauré dans la fonction publique en 2012 puis supprimé deux ans plus tard. Le vote de la loi de finances pour 2018 le rétablit au motif de réaliser des économies et de restaurer une équité entre le public et le privé, astreint, en ce qui le concerne, à trois jours de carence.

 

Des effets qu’on aurait pu confirmer

Destiné à réduire le micro-absentéisme qui désorganise les services et coûterait 170 M.euros/an, le jour de carence a fait baisser de 43 % l’absentéisme de deux jours dans la FPT. Il a cependant augmenté de 25 % la prévalence des absences d’une semaine à trois mois. Selon l’Insee, qui a mené une étude sur ses effets, cette hausse s’explique de différentes façons : l’incertitude d’être consolidé sachant que prendre un nouvel arrêt pour une rechute est pénalisant ; le caractère injuste de la mesure que les agents compenseraient en prolongeant leur absence et le renoncement aux arrêts perlés qui aurait entraîné l’aggravation des pathologies et des ...

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