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Non-agir chinois et lâcher-prise occidental, deux principes spécifiques – partie 1 : le principe du non-agir

15/02/2018 | par Yves Richez | E=MC²

ficus_AdobeStock_94044924 ©amenic181 - adobestock

Depuis la Grèce antique, nous cultivons le culte de l’esprit, de la logique, de la vérité, de la raison et, par conséquent, celui de l’action. Nous avons régi nos modalités de décision, de management sur ce socle. Certes, l’émotion tente sur le tard de trouver sa place, mais là encore, on lui trouve une modalité raisonnable malgré son intention « sensible ». Dans notre en-face, la Chine a emprunté une autre voie, celle du non-agir. Un principe qu’il ne faudra confondre ni avec « ne rien faire », ni avec « lâcher prise ».

Dans un précédent article (Faut-il fixer des objectifs ou demander des résultats ?), nous avons abordé la question de l’objectif et du résultat. Nous avons souligné autant qu’explicité ce qu’impliquait ces deux mots dans la réalité, c’est-à-dire dans ce qui est irréversible et « inarrêtable ». Objectif (objectum), ce qui arrête la vue, résultat (resultare), apparaître comme l’effet de.

Notre écrit d’aujourd’hui prolonge ces deux notions en explorant d’un côté ce qui relève d’un principe (non-agir), de l’autre d’un concept (lâcher prise).

 

Non-agir, un principe fonctionnel chinois utile

Le non-agir (wuwei, 無為) est un principe fonctionnel chinois méconnu et inutilisé (ou fort peu) en France. Soyons en premier lieu vigilant à ne pas glisser dans l’a priori de ce qui pourrait être associé à un « faux amis ». En effet, non-agir ne veut pas dire « ne rien faire », mais : faire et ne plus faire, mais de sorte que rien ne soit pas fait (wuwei er wu bu wei). Après avoir arrosé mon ficus, je ...

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