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LAISSE BÉTON

 

Redonner un sens à la préservation des terres agricoles

08/03/2018 | par Adir | Actualités

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L’artificialisation des sols est irréversible. Elle doit donc être enrayée car le béton n’est pas comestible. Tel est le sens de l’intervention d’Emmanuel Vandame, vice-président du Gab IdF : « C’est facile d’urbaniser, mais l’agriculture, c’est important, pour vous, pour vos enfants ». Si ce constat est de plus en plus partagé, il s’accompagne de trois exigences : relocaliser l’alimentation, développer la qualité des produits et éviter les pollutions agricoles.

« Je suis agriculteur sur le plateau de Saclay. Comme à Moissy-Cramayel, il reste peu de champs autour du béton. Si on voulait rester, on ne pouvait plus continuer à produire du blé et du colza qui allait augmenter les stocks mondiaux ». Ainsi témoigne Emmanuel Vandame, céréalier bio à Villiers-le-Bâcle (91), qui a envisagé la conversion de sa ferme et la valorisation de ses produits en circuits de proximité pour acquérir une légitimité auprès des élus et de la population du territoire. « On s’est dit que si on produisait du blé et du pain qu’on vendrait sur notre territoire, on serait perçus différemment. »

 

Un parcours de conversion en lien avec la ville

« Mais l’agriculteur, lorsqu’il va vers le bio, doit réinventer son métier. Cela ne se fait pas d’un claquement de doigts », poursuit-il. D’autant que l’enseignement agricole a longtemps formé les agriculteurs dans une idéologie productiviste. « L’agriculture biologique, ça n’était pas possible ». De plus, pendant la phase ...

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