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Faire face à l’ambiance dégradée au travail

16/03/2018 | par Patrick Martin-Genier | Toute l'actualité

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Beaucoup, dans les collectivités, ont le sentiment d’une dégradation des conditions de travail. Contraintes budgétaires et fusions ont un impact sur la relation avec les usagers mais aussi sur les relations entre les agents. Les exigences renforcées sur la réalisation du bilan social en 2018 va permettre d’avoir un regard plus objectif sur la situation.

Si la fonction publique territoriale conserve son attrait pour les jeunes qui souhaitent embrasser une carrière publique en contact étroit avec le terrain, l’ambiance s’est dégradée ces dernières années dans les collectivités locales.

 

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Les fonctionnaires décriés mais incontournables

Plusieurs effets se sont conjugués pour en arriver là. Les collectivités ont été dans l’obligation de réduire de façon drastique leurs charges de fonctionnement. Des départs n’ont pas été remplacés. Du coup, les agents qui sont en poste doivent assumer des tâches plus nombreuses dans un stress accru. De nombreuses intercommunalités ont fusionné et, souvent pour le même type d’emploi, les primes sont différentes, introduisant ainsi un sentiment d’injustice difficilement acceptable.

 

Les responsables politiques cachent de moins en moins leur volonté de remettre en cause le statut général de la fonction publique

 

La fonction publique est aussi souvent décriée par les usagers qui ne s’aperçoivent pas qu’en tapant ainsi constamment sur les fonctionnaires, ils font le lit des responsables politiques qui cachent de moins en moins leur volonté de remettre en cause le statut général de la fonction publique issu de la Libération et conforté dans les années 1980.

 

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Les usagers ne s’aperçoivent des effets d’une telle pratique que plus tard, avec des conséquences en matière de diminution de la qualité du service public. Par exemple, une récente proposition du président de la République serait d’ouvrir les bibliothèques -essentiellement communales- le dimanche. Une telle proposition coûterait de l’argent. Les communes n’en ont plus les moyens.

 

Le malaise des équipes

Ces phénomènes ne contribuent pas seulement à créer un malentendu avec les usagers mais sont créateurs de tensions internes. La nécessité de faire toujours mieux avec moins de moyens provoque des malaises fréquents dans les équipes. Le burn-out que nos élus nationaux ont refusé de reconnaître juridiquement va se traduire par des arrêts maladie. Tant pis pour la journée de carence qui pourrait se traduire par des congés maladie plus longs !

 

Le 30 septembre 2018, il sera temps de faire un vrai bilan de la situation sociale dans les collectivités locales

 

On pourra connaître un état précis de la situation sociale dans les collectivités locales au cours de cette année. Le ministre de l’Intérieur a en effet, par circulaire du 13 février 2018, demandé aux préfets de veiller à ce que le bilan social de chaque collectivité soit réalisé avant le 30 juin 2018, de façon à faire remonter à la DGCL tous les bilans sociaux avant le 30 septembre 2018. Il sera alors temps de faire un vrai bilan de la situation sociale dans les collectivités locales.

 

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