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HAPPINESS THERAPY

 

Bien-être et bonheur au travail : les nouvelles normes du contrôle social

20/04/2018 | par Jean-Jacques Pénin | E=MC²

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Devons-nous nous réjouir de l’invasion des discours managériaux sur le bien-être au travail ? Derrière ce qui s’apparente à un Graal, se cachent en effet de nouveaux appels à la mobilisation qui s’éloigne durablement des progrès obtenus avec la qualité de vie au travail.

Depuis les années 80, le management produit des discours destinés à impliquer totalement les salariés dans leur travail. Depuis les invitations à confondre leur destin à celui de l’entreprise (cf. V. de Gaulejac), jusqu’aux promesses d’une employabilité en échange de leur investissement, la finalité des contenus était la même : par la diffusion de fables managériales faisant de l’entreprise le lieu de l’épanouissement, susciter un surinvestissement énergétique du salarié, puis déplacer les revendications catégorielles et salariales, en invitant les employés à porter leurs intérêts sur l’être, plus que sur l’avoir.

 

Lire aussi : Réussir le bien-être au travail

 

De la qualité de vie au travail au bien-être au travail

Au milieu des années 2000, tout en conservant les mêmes finalités, la fiction managériale s’est adaptée peu à peu, en mobilisant une sémantique différente. C’est ainsi que le concept, au demeurant flou, de « qualité de vie au ...

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