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Recrutement : le syndrome des mots qui ne «montrent rien» – Partie 2

30/05/2018 | par Yves Richez | E=MC²

bigdata.2_mots ©alphaspirit - adobestock

Le big data voit tout mais n’observe rien. Un petit passage par l’étymologie et la transformation des mots nous aide à voir comment. C’est le cas des qualités que l’on cherche souvent chez les candidats, par exemple « surdoué » ou « curieux ».

Le recrutement par le big data espère prédire les « bons » candidats. Mais cela pose un problème simple : en quoi les modalités conceptuelles posées sur des mots tels que surdoué, curiosité, intelligence ou potentiel sont-ils pertinents ? C’est-à-dire, peut-on vraiment identifier des personnes à partir de critères identitaires, ou des concepts pour lesquels on peine à en observer les productions ? Comment s’observe la « curiosité » ? Quelle chaîne opératoire mobilise un
« surdoué » ? De quelle forme de surdoué parle-t-on ? Quand on sait que le terme est une invention conceptuelle du début du XXe siècle.

 

Le syndrome des mots qui veulent dire beaucoup
mais qui montrent peu

La quasi-totalité des entreprises ne savent pas comment figurer les aptitudes dont elles ont l’utilité. Les fiches de postes sont la majorité du temps inexploitables en raison d’une écriture sachante mais abstraite (sans possibilité d’être observée, donc d’être évaluée) : « On se comprend, mais on est incapable de ...

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