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Comment la compétence s’explicite, mais ne se mesure pas

19/10/2018 | par Yves Richez | E=MC²

522-mngt_mesurer_competence.AdobeStock_785923 ©David Crockett - adobestock

Parce que la compétence figure sur un CV et qu’elle est nécessaire à l’organisation de travail, on veut la mesurer. Mais faire ainsi engendre de nombreux problèmes, jusqu’à entraîner des risques psychosociaux. Quand on renonce à mesurer pour voir ce que fait et comment fait l’individu, tout s’éclaire.

« Dans la chose mesurée, rien n’apparaît en dehors de la mesure. », Aristote, Physique

 

La compétence est mesurable, est-il dit. Cette affirmation pose le principe d’une compétence arrêtée sur elle-même, ce qui n’est pas le cas. En effet, la mesure, nous y reviendrons, ne dit rien en dehors d’elle-même. Partons de l’héritage des années soixante-dix avec les trois savoirs (dire, faire, être), cet abus de langage a été légitimé à tort par le sens commun. Pourquoi ? Parce que les trois savoirs sont conditionnés par notre Histoire grecque. Reprenons. Le mot « savoir » renvoie à l’épistémologie, c’est-à-dire l’étude la connaissance. Elle se fixe de manière inappropriée aux notions d’être (noûs), de faire (technê) et de dire (logos). Pourquoi inappropriée ? parce que la compétence est observable et processive, ce qui n’est pas le cas de ces notions, y compris le terme « faire », détourné de ses origines anciennes.

 

Un savoir mesurable donc parfait

Lorsque l’on ...

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