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Innovation managériale : l’incroyable succès du télétravail

13/12/2018 | par Emilie Baudet | E=MC²

Overhead picture of young woman working on laptop from home © baranq _ adobestock

Même si sa mise en place effective reste minoritaire, le télétravail semble tout avoir pour devenir un graal managérial. Chronique d’un plébiscite annoncé.

Le changement de culture semble bien au rendez-vous. Bien qu’il soit lent dans sa progression, cela ne doit pas masquer son ampleur, ni le jugement très positif de ceux qui se sont lancés.

 

Minoritaire, mais plébiscité

En effet, le télétravail n’est mis en place que dans 1/4 des collectivités. Mais autre chiffre significatif : notre sondage enregistre une forte augmentation du dispositif depuis 2016 puisque seulement 13 % des collectivités déclaraient l’avoir mis en place (contre 26 % aujourd’hui). Le nombre d’organisations l’ayant instauré a donc doublé en 2 ans.

 

De surcroît, l’impact du télétravail est jugé positif par 91 % des collectivités qui l’ont testé. Là encore, notons un renforcement très net du niveau de satisfaction, pourtant déjà très élevé en 2016 puisqu’il se situait à hauteur de 80 %.

 

 

 

 

Les raisons de la prudence

Alors si ce dispositif est tant plébiscité, pourquoi sa généralisation semble-t-elle si prudente ? Johan Theuret explique qu’il existe un « sentiment de coût de mise en place liée à ces nouvelles pratiques (télétravail) ». Selon lui, « il faut que ça vienne d’en haut tout ça. Il faut que ce soit porté ».

 

Les territoriaux ont hiérarchisé les 3 principaux freins à son déploiement :
- le choix politique ;
- la particularité de certains métiers non éligibles ;
- l’absence de demande émanant des collaborateurs.

 

Il existe un « sentiment de coût de mise en place liée à ces nouvelles pratiques , comme le télétravail »

 

Des freins qu’Emmanuel Gros nuance un peu : « le frein ne peut pas être imputé aux élus. C’est une représentation à mon avis. Le principal frein pour moi, c’est le management (perte de contrôle) et effectivement les métiers non éligibles ». Alors, hypocrisie ou complexité ? Dans notre enquête, ‘‘l’absence de visibilité sur le travail effectué’’ durant ces temps (4 %) ou les difficultés d’organisation posées par les ‘‘absences tournantes’’ (5 %) n’ont pas été des critères bloquants évoqués par les dirigeants.

 

Dans tous les cas, ces questionnements ne doivent pas masquer l’immense réussite de ce dispositif qui, lorsqu’il est mis en place, remporte un succès important. Les échanges de bonnes pratiques entre collectivités doivent être multipliés et soutenus pour permettre à celles qui sont le plus éloignées de s’intéresser au processus

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