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Le Puy-de-Dôme en avance sur la téléassistance

18/02/2019 | par Stéphane Menu | Toute l'actualité

assistante-AdobeStock_83084871 ©Sir_Oliver - adobestock

Une chute, un malaise ? Les personnes âgées, particulièrement exposées, peuvent recourir à la téléassistance. Dans le Puy-de-Dôme, 7.000 personnes en bénéficient.

Les témoignages recueillis par les sapeurs-pompiers du Sdis ou les agents du conseil départemental convergent tous dans le même sens. Le médaillon-émetteur que portent les personnes âgées autour du cou est « très rassurant ». D’où son succès : sept mille personnes étaient abonnées au début de l’année 2018 à ce service proposé par le conseil départemental, en partenariat avec le Codis (centre opérationnel départemental d’incendie et de secours), le Samu et les communes.

Il génère environ 100 000 appels par an, qui donnent lieu à mille interventions, dont un quart a nécessité un transport vers les services hospitaliers. « C’est un moyen de lutter contre l’isolement des personnes âgées et de favoriser le plus longtemps le maintien à domicile dans les meilleures conditions », explique-t-on du côté du conseil départemental.

 

La redevance mensuelle oscille entre 6,05 et 34,89 euros en fonction des revenus de la personne ou du couple

 

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Redevance mensuelle variable

Grâce à la liaison téléphonique 24/24 et 7 jours sur 7, l’abonné peut alerter en cas de soucis en appuyant sur son médaillon-émetteur. Les secours sont alors aussitôt alertés. Codis-Samu apportera une réponse appropriée dans les meilleurs délais.

Outre cette assistance, un agent référent du conseil départemental rend régulièrement visite aux personnes abonnées. Les dossiers d’abonnement peuvent être retirés à la mairie de sa commune, au CCAS, dans les Clic… La redevance mensuelle oscille entre 6,05 et 34,89 euros en fonction des revenus de la personne ou du couple.

 

 

Les baby-boomers arrivent
La téléassistance a de beaux jours devant elle : en 2050, nous devrions être 74 millions d’habitants en France, dont 20 millions de plus de 65 ans. La part des seniors va augmenter et le vieillissement de la population va s’accentuer en raison de l’entrée des baby-boomers dans des âges avancés.

 

Des capteurs infrarouges détectent les anomalies

Une quinzaine d’abonnés ont testé en 2018 la téléassistance avancée. Un ensemble de capteurs infrarouges mesure une présence ou une absence dans chaque pièce de l’habitat.

En cas d’anomalie, un transmetteur est relié au Sdis qui peut se renseigner auprès de l’abonné pour savoir si tout va bien. Bref, si l’abonné n’est pas en mesure d’appuyer sur son médaillon de téléassistance, les capteurs peuvent anticiper le risque. Mis en œuvre par la société Famiclic, le dispositif nommé Otono-me est forcément appelé à connaître un franc succès dans les prochaines années face aux enjeux de la dépendance.

Le budget du dispositif de téléassistance dépasse les 2,2 M. d’euros.

Le partenariat entre le conseil départemental, les communes et le Sdis63 pour proposer la téléassistance a été renouvelé jusqu’en 2021.

 

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