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La République en marche fait sa liste de courses

03/04/2019 | par Nicolas Braemer | Toute l'actualité

breve-liste_course ©apichon_tee - asobestock

Stanislas Guérini, délégué général de La République en Marche a présenté la liste des propositions de son parti dans le cadre du Grand débat. Au menu : de l'original et du recyclé. Voici ce qui concerne les collectivités.

La République en Marche a apporté sa pierre au Grand débat en dévoilant ses propositions. Présentées par le délégué général du mouvement, Stanislas Guérini, celles-ci concernent pour une certaine partie plus ou moins directement les collectivités locales. Même si l’on sait qu’il y a peu de chances qu’elles soient reprises en totalité et que certaines, même, ne sont là que pour être mieux écartées, cela vaut la peine de regarder cela en détail, comme une préfiguration de ce qui pourrait advenir.

Voilà donc la liste de ce que propose LREM et qui impactera le monde local (on prévient que le flou ou les contradictions sont à attribuer aux auteurs des propositions et non à celui qui écrit ces lignes) :
- la prise en compte du vote blanc ;
- la création d’un « congé politique » permettant d’utiliser son « droit à la formation » pour mener une campagne électorale ;
- la suppression totale de la taxe d’habitation ;

 

On promet une transformation du Sénat en « chambre des élus » où siégeraient les présidents de région et de département ainsi qu’un « panel de maires »

 

- la création « dans chaque intercommunalité », d’une « maison des services publics » avec aides aux démarches administratives et accompagnement numérique. Et « là où ce n’est pas possible » (on adore quand les exceptions sont contenues dans la règle en matière d’aménagement du territoire, ça laisse déjà présager de ce qu’on fera en réalité), l’idée est de créer des « bus itinérants ;
- l’introduction du « droit à la différenciation » dans la Constitution, permettant de mener des politiques publiques différentes en fonction des territoires. Stanislas Guérini ajoute qu’il veut « clarifier le jeu avec les collectivités », ce qui passerait parfois par davantage de décentralisation (citant les infrastructures de transport), parfois une forme de recentralisation (idée déjà annoncée par le président de la République), comme dans le « champ social », notamment le handicap ;
- la mise à disposition, « par l’État et les collectivités » de voitures « à faible émission », en location longue durée et pour 50 euros par mois ;
- la lutte contre le non-recours au droit, affiché comme un « chantier absolument prioritaire ». LREM promet donc de faire une « priorité nationale » des « aides automatiquement versées » ;
- enfin, d’autres promesses (un peu en vrac) concernent une transformation du Sénat en « chambre des élus » où siégeraient les présidents de région et de département ainsi qu’un « panel de maires ». On a aussi parlé de mettre des représentants des usagers et citoyens dans les « conseils d’administration » des gestionnaires de services publics.

On fera le compte dans six mois de ce qui aura survécu de ces idées.

 

 

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