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Définition du poste de DGS : retour vers le passé !

07/06/2019 | par Denis Courtois | Actualités

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La loi relative à la transformation de la fonction publique devait permettre de graver dans le marbre de la loi une définition des missions du directeur général des services. Mais les maires revendiquent haut et fort leur rôle de décisionnaire. Le torchon brûle entre l'AMF et le SNDGCT...

La loi adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale sur la fonction publique proposait une définition du poste de DGS… qui aurait dû faire l’objet d’un décret !

Autant dire, que nombre de DGS attendaient la confirmation d’un texte où ils se voient (enfin ?) leur rôle un peu mieux défini, notamment par rapport au pilotage des ressources humaines (on ne parle pas de management). Ce projet de texte ayant été élaboré en concertation avec les principales organisations concernées, il n’y avait donc aucun souci à se faire au lendemain de ce vote !

 

L’AMF revendique les prérogatives d’employeur du maire

Mais, une réaction pour le moins violente du bureau de l’AMF a douché – à l’eau froide – les espoirs modestes placés dans ce texte : « un maire, pour moi, est l’équivalent d’un PDG dans une entreprise – à la fois président et directeur général. Le DGS, lui, n’a pas le pouvoir d’engagement de la collectivité – les arrêtés, ce sont les maires ou les adjoints qui les signent. Les maires et les adjoints, c’est cela l’exécutif, ce sont eux qui décident » déclara Philippe Laurent à la sortie d’un bureau de l’AMF, en ajoutant que les maires et présidents d’intercommunalité doivent rester « pilotes » du management, « ce qui est un gage d’un service public de qualité ».

 

Les maires et présidents d’intercommunalité doivent rester « pilotes » du management, « ce qui est un gage d’un service public de qualité »

 

Pas question donc, pour ce dernier, de céder à une « tentative de dilution du rôle de l’élu employeur » : maires et présidents d’intercommunalité « n’accepteront jamais que leur soit imposé le transfert de leurs prérogatives d’employeurs ».

 

Lire aussi : Le vieux couple maire-DGS doit partager la gouvernance

 

Une technocratisation de la gestion publique

Stéphane Pintre, le président du syndicat des DGS, avait beau jeu de rappeler dans une lettre envoyée à différents présidents d’associations d’élus et au ministre responsable, que ces positions venaient d’un élu – Philippe Laurent – qui semblait le plus « progressiste » sur la question et qui avait écrit dans un rapport sur les cadres dirigeants : « ce qui manque aujourd’hui, pour les cadres, comme pour les élus locaux, c’est une vraie reconnaissance de leurs compétences » et « parmi les solutions… une définition plus précise du rôle de direction générale par rapport à l’exécutif élu ».

 

« Parmi les solutions… une définition plus précise du rôle de direction générale par rapport à l’exécutif élu »

 

Et le président de ce syndicat de poursuivre : « Un des constats du grand débat est justement de relever une technocratisation de la gestion publique, particulièrement lorsque les maires deviennent techniciens et ne parlent plus à la population qu’en gestionnaires. Nous faisons partie de ceux qui pensent qu’il faut remettre du politique dans la relation avec les citoyens, qui ont besoin de mieux comprendre le sens de l’action publique. C’est le rôle de l’élu » !

 

Lire aussi : Plus de 1000 DG-DGS-directrices et directeurs ont participé à notre enquête

 

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