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LE GRAND SAUT

 

Nous sauver par les services publics

30/09/2019 | par Nicolas Braemer | Toute l'actualité

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Nos services publics souffrent et avec eux des pans entiers des populations laissées pour compte. Et si nous décidions d’un sursaut collectif ?

Il nous faut davantage de services publics. Depuis 20 ans, sous la pression d’une orthodoxie budgétaire insensée, ces derniers souffrent, et les Français avec. Le périmètre d’un État impécunieux rétrécit comme peau de chagrin, les moyens budgétaires de ce qui subsiste encore sont en berne… Pire, c’est dans les territoires où la population a à la fois les besoins les plus importants et le moins de moyens pour trouver des solutions en dehors du service public que ces services ont le plus disparu. Pourtant, les dangers que fait peser cette disparition sur notre société sont toujours plus flagrants.

 

Au bord de la catastrophe

Danger pour la cohésion sociale, comme le montre la crise des Gilets jaunes, si, et on le devrait, on voit ces événements comme le signe d’un cri d’alarme contre l’abandon des territoires et des périphéries. Mais regardons aussi nos banlieues dans lesquelles on est soigné, éduqué, transporté… tellement plus mal qu’ailleurs en France.

Danger pour notre santé. Il n’est qu’à regarder l’état de notre hôpital public et de nos urgences : épuisement total des personnels soignants, erreurs médicales de plus en plus fréquentes… On est au bord de la catastrophe, et encore une fois ce sont les plus modestes, parmi les soignants comme les patients, qui en souffrent le plus.

Danger pour notre planète enfin. Si, comme d’autres pays l’ont déjà fait, la France devait enfin déclarer l’urgence climatique, cette dernière ne pourrait pas avoir d’autres objectifs qu’une neutralité carbone du pays entier à un terme rapproché (2030 pourquoi pas).

 

Lire aussi : Comment sauver le service public ?

 

Une occasion inespérée ?

Il y aurait alors deux conditions à la réussite d’une entreprise aussi immense. La première serait d’embarquer le pays entier dans l’aventure, sans exception et sans exclusion. Chacun devrait alors bien, non seulement pouvoir percevoir la nécessité de l’objectif, mais aussi, fort de ce que nous avons tous à y gagner individuellement et collectivement, apporter sa pierre à la réussite.

 

Comment arriver à une nouvelle frontière décarbonée et ne pas revenir aux « communs » ?

 

Et, c’est la deuxième condition, nous ne pourrons pas y arriver sans nous appuyer sur des services publics forts, renouvelés, dotés des moyens nécessaires sur l’ensemble du territoire. Car il y a là une logique absolue : comment arriver à une nouvelle frontière décarbonée et ne pas revenir aux « communs » ? À une gestion publique forte de notre patrimoine collectif de l’énergie, des transports, de la santé, de la culture, de l’éducation, du sport et même de la nourriture, de l’agriculture, de l’environnement. Nous avons là, après des décennies de mondialisation brutale, une occasion inespérée de refaire société.

Il est plus que temps d’y aller.

 

Lire aussi : On n’améliorera pas le service public en stigmatisant les fonctionnaires

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