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Pour un slow management !

18/10/2019 | par Emilie Bret | E=MC²

slow management ©wittaya - adobestock

La France a cette caractéristique d’accorder un crédit immense à ceux qui ne maîtrisent pas le temps. Le prestige de celui ou celle qui agit dans l’urgence est grand. Quand on prend son temps et qu’on préserve ses collaborateurs, c’est au contraire vu comme une faiblesse. C’est en réalité à l’inverse qu’il nous faut désormais penser.

Un des grands fléaux des organisations de travail contemporaines est son rapport déviant au temps et à l’urgence. Du moins en France… Celui ou celle qui réussit a dompté cette variable épouvantable : il a eu le temps de produire ! Il a su répondre en temps et en heure ! Il est intervenu en urgence ! Parfois au prix d’heures de travail au-delà du raisonnable, au-delà parfois de ce que nos organismes d’humains (au sens physiologique !) sont censés tolérer. Que d’écarts-types par rapport aux cultures professionnelles d’autres pays (anglo-saxons ou nordiques) qui mettent en valeur plutôt la subsidiarité et l’efficacité en temps « normal » que le « hors norme ».

 

Assourdissant vacarme

Alors on accusera bien volontiers les moyens de communication qui nous sont alloués : mails, SMS, hyperconnexion… Communication quand on veut, dès qu’on veut… Dans quel assourdissant vacarme de sonneries, alarmes, bips et autres vibreurs vivons-nous dorénavant au travail (et dans nos vies d’ailleurs). Nous ...

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