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REMISE EN PERSPECTIVE

 

La légitimité électorale est faible, cessons l’autocensure !

28/02/2020 | par Dominique Filatre | E=MC²

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On a trop longtemps assimilé l'élection à la démocratie, comme si la seconde découlait automatiquement de la première. On sait aujourd’hui, l'observation du quotidien des collectivité suffit à le prouver, qu'il n'en n'est rien.

Depuis 30 ans d’exercice territorial, ma perception de la légitimité électorale a beaucoup évolué. Le renouvellement du mandat rythme les investissements et l’évolution de carrière des cadres dirigeants territoriaux. L’élection municipale est perméable aux impacts politiques nationaux : recul du panachage, majorité à l’échelle intercommunale, émergence macroniste… mais rien de tout cela ne parle vraiment de lucidité démocratique.

 

Une volonté populaire toujours moins lisible

Longtemps, cela ne m’a pas réellement fait réfléchir : la procédure électorale se donne pour la validité démocratique naturelle, avec un résultat incertain et une procédure acquise. Aujourd’hui, je vois surtout que, en termes de validité démocratique, l’élection est loin du compte. Quelques universitaires sont passés par là. Francis Dupuis-Déri (1) a montré que les révolutionnaires américains et français sont pratiquement tous des anti-démocrates affichés, Olivier Christin

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