Un pavé dans la mare

 

Un élu dénonce la « politisation de l’administration » parisienne

21/10/2014 | par AFP | Actualités

handshake isolated in office

Le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel (UMP) a dénoncé mardi devant le Conseil de Paris la "politisation de l'administration" parisienne, qui accueille par "dizaines" d'anciens élus ou anciens collaborateurs d'élus.

M. Bournazel a d’abord évoqué le « recasage » d’une demi-douzaine d’anciens élus des deux précédentes mandatures (PS, EELV ou MRC), dont Pierre Mansat (apparenté communiste), l’ancien adjoint de Bertrand Delanoë, nommé inspecteur général de la Ville de Paris, et chargé pour Anne Hidalgo de suivre les questions relatives au Grand Paris. Signalant que le bureau de M. Mansat se trouvait à l’Hôtel de Ville « alors que les autres inspecteurs généraux sont à Morland », M. Bournazel s’est interrogé sur sa « mission » exacte.

 La ville de Paris n’est pas une agence Pôle Emploi !

L’élu du XVIIIe a également fustigé la nomination à de hauts postes de direction, au sein de l’administration parisienne ou dans les Sociétés d’économie mixte liées à la Ville, d’une vingtaine de collaborateurs en provenance du cabinet de M. Delanoë ou des cabinets ministériels de gauche.

« Allez-vous changer votre gestion archaïque de ces nominations ? La Ville de Paris n’est pas une agence de Pôle emploi, ni un centre de ressources humaines du Parti socialiste. La multiplication de ces nominations partisanes n’est pas à la hauteur de la rénovation des pratiques politiques (…) Nous considérons qu’il faut séparer les missions politiques et partisanes des missions d’intérêt général de la haute administration, afin d’assurer un service public impartial et indépendant », a tancé M. Bournazel.

 

Une GRH très particulière ?

M. Delanoë lui-même, dans son ouvrage programmatique « Pour l’honneur de Paris », « avait reproché la “politisation de l’administration” exercée par Jacques Chirac et Jean Tiberi et promis de mettre fin à ces “dérives” », a-t-il affirmé. Pour M. Bournazel, une telle politisation est de plus contraire à une bonne gestion des ressources humaines, car elle « empêche la promotion de nombreux fonctionnaires ». 

Adjoint en charge des Ressources humaines, Emmanuel Grégoire (PS) a souligné que toutes les nominations citées avaient été faites « dans le respect du droit », et eu égard aux « compétences » et au « sens de l’intérêt général » des personnes désignées. « Parmi les 54 000 agents qui travaillent pour la mairie de Paris, il y a 54 000 personnes qui ont des convictions, et ça ne les empêche pas, chaque jour, de travailler pour l’intérêt général de Paris et des Parisiens », a-t-il répondu.

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