C'est une énorme révolution qui serait à l'œuvre si le texte passait. Pas moins de 84 députés ont signé en janvier 2009 une proposition de loi pour instaurer une "liberté de recrutement dans les collectivités territoriales. De quoi s'agit-il ? Pas moins que de faire du recrutement par contrat la règle générale dans les collectivités. L'article 1 du texte est clair, qui dit : "Les personnels des administrations des régions, des départements, des communes [...] sont recrutés par contrat, à l'exception de ceux exerçant une mission de service public, qui restent soumis aux dispositions actuellement en vigueur". Déjà, dans les collectivités, les critiques fusent parmi les fonctionnaires. S'agit-il, comme le soutient l'exposé des motifs de la loi, "d'adapter et de moderniser un statut que beaucoup considèrent comme inadapté aux exigences actuelles d'une bonne gestion des ressources humaines" ou de tuer simplement ce statut ? Une telle réforme est-elle à même, comme s'en prévalent ses auteurs, de lever les freins "à la mobilité des carrières et des compétences"
Lire à ce sujet notre article "Statut : mise à mort programmée" (juin 2009)
Envoyé par JB40 | 08/06/2010 à 19:31
Il est déjà difficile en tant que cadre titulaire de faire respecter les textes de loi et réglementation par les élus quel poids peut avoir un contractuel ? Les services de l'état contrôle de moins en moins les décisions des collectivités, on rentrera dans un système où seulement lorsqu'un administré se sentira laisé il attaquera en justice la collectivité. On va revenir malheureusement au moyen âge ... J'exagère mais si peu.
Envoyé par pascal | 07/06/2010 à 12:12
Il y a longtemps que nombre d'élus souhaitent s'entourer d'un personnel contractuel dévoué à leur cause personnelle. L'inefficacité du statut et l'entrave qu'il constituerait sont, à mon avis, de faux prétextes.
Les emplois de contractuels existent et pour avoir côtoyé les personnes qui les occupent, j'estime que ce sont souvent de bons professionnels. Et lorsqu'ils deviennent fonctionnaires (concours, intégration), le statut ne les rend pas mauvais ou fainéants.
Toutefois en tant que contractuels, ils ont bien du mal - de par leur statut précaire - à pouvoir faire la distinction entre l'intérêt de la collectivité, et donc de la population, et l'intérêt politicien de l'élu qui les emploie.
Ainsi, le statut protège le fonctionnaire pour que celui-ci conserve son indépendance sans (trop) craindre pour son avenir professionnel.
Le grief qui pourrait être fait à ces contractuels - je ne parle pas des "encartés" qui servent leurs intérêts et celui particulier de leur employeur - serait qu'en entrant dans la FPT par entorse au statut, qu'ils méconnaissent en grande majorité, ils la fragilisent. Lorque l'on intègre une entreprise, une association, on respecte ses règles ; on ne commence pas par les contourner.
Que le statut puisse être perfectible, sans aucun doute, mais après réflexion et concertation avec ceux qui en sont l'objet. Car avant de le supprimer, il conviendrait de l'utiliser : les sanctions, par exemple, elles existent mais qui ne les appliquent pas ? Les employeurs et bien souvent au grand dam des fonctionnaires !
Enfin et c'est bien le vrai sujet à mon sens, ce sont bien souvent les élus, dans leurs collectivités, qui amoindrissent l'efficacité des décisions : ça n'est pas le bon moment, ça va déplaire à certains, etc... L'avenir politique de l'élu prime (voir la longévité de nombreuses carrières) et supprimer le statut du fonctionnaire ne rendra pas l'élu plus efficace.
Envoyé par Pierre-Alain | 07/06/2010 à 10:06
Au delà d'une régression historique et dangereuse que constituerait cette atteinte au statut de la fonction publique - l'un des piliers fondamentaux de notre République parce que garant d'un service public de qualité - il s'agit ni plus ni moins de poursuivre l'œuvre larvée d'une reconstitution des féodalités de l'ancien régime en accordant un pouvoir exorbitant aux élus locaux. En effet, quelque soit ses qualités morales et son sens de l'éthique, un agent contractuel - compte tenu de son mode de recrutement et de la précarité de sa situation professionnelle - est, de facto, placé dans une position d'allégeance à son employeur dommageable à l'exigence de neutralité qu'offre - aux administrés - le statut de la Fonction publique !
Envoyé par JB40 | 24/03/2010 à 19:17
On s'aperçoit déjà que de plus en plus les élus mettent la pression sur les fonctionnaires titualaires pour faire à leur façon et sans respect des textes. Si les textes ne sont pas bons il faut les modifiés mais conformément à une démocratie. Les fonctionaires à priori protégés par un statut ont déjà du mal à lutter contre ces procédés ... Que ce passera t'il quand il n'y aura plus que des contractuels ? De plus, les contrôles de l'état sont de plus en plus réduit faute de personnels ...
Envoyé par brigitte | 24/03/2010 à 13:29
il s'agit d'un maintien d'un clientélisme qui fait des ravages dans les services et qui a terme conduira à une paupérisation du personnel. c'est un renoncement au service public, une privation du libre accès à la fonction publique pourtant inscrit dans notre consititution, au déni de la notion de carrière, à l'abandon progessif du statut. Que l'on réflechisse plutôt au recours à ce type de recrutement pour les postes à responsabilités et les postes que l'on ne souhaite pas pérenniser et que l'on adapte en conséquence les moyens lors d'une séparation par un versement obligatoire auprès des assedic ce qui éviterait de placer les agents en décharge de fonctoin qui d'une part pénalise lourdement les collectivités mais également les centre de gestion, car ne nous voilons pas la face , certains par ce biais ont des rentes de situation et se donnent simplement la peine d'envoyer des cv en priant que leur candidature ne soit pas retenue. peut-on réver ? si oui alors enlevons aux maires la possibilité de recruter au moins leurs cadres dirigeants,inspirons nous de l'exemple espagnol qui serait pour nous riches d'enseignement
Envoyé par zoutFE | 22/03/2010 à 09:24
Je suis contre ce type de proposition, notre FPT est capable de s'adapter, notamment par le biais des formations.De plus, le concours présente l'avantage indéniable de traiter les candidats sur un pied d'égalité. Qui propose une réforme des épreuves des concours ? là il y a du boulot !!!
Envoyé par Marc | 20/01/2010 à 10:25
Les emplois "kleenex" (aprés moi le déluge...) ne garantissent pas les Droits fondamentaux des Citoyens face au Service Public.
La responsabilité des personnes travaillant pour une Collectivité Publique ne peut s'exercer que dans la durée et la neutralité: la contractualisation peut faciliter le contournement de ce principe fondammental. Les Contractuels n'ont aucune liberté ou protection face à un employeur Politique qui peut choisir cette option pour instrumentaliser et se dégager de ces "empêcheurs de tourner en rond" que semblent être parfois les Fonctionnaires qui veillent à la stricte application des Droits et Devoirs imposés par leur charge.
Ce projet fait courir un réel risque à nos institutions Laïques et Républicaines...
Sous couvert de "modernisation" c'est leur incapacité à la gestion des ressources humaines que certains cherchent à se cacher à eux-même!
Ce n'est pas une porte ouverte vers de nouvelles compétences, mais à la mise en place d'un système féodal (pour ne pas dire pire...).
Les règles actuelles permettent suffisamment de répondre aux besoins de pilotage Politique avec des Contractuels... Pourquoi étendre? Sur quel bilan se basent les défenseurs de ce projet? où se situent les vrais freins, lenteurs et incompétences? des statuts de la Fonction Publique? Posons les bonnes questions avant de lancer de nouvelles formes d'anthèmes (à peine) déguisés...Quant à la "mobilité" on la confond parfois avec un frein au "chantage" (surtout pasé un certain âge... )car si on la souhaite réellement on lui donnera de vrais motivations.. (non?) plutôt que de faux prétextes...
Envoyé par rcanfin | 18/01/2010 à 20:47
Ce serait la porte ouverte à toutes sortes de clientélisme comme les élus peuvent avoir la tentation de le pratiquer.D'autres excès sont envisageables avec des conditions de rémunération exponentielles sur certaines missions. Au profit de qui?
Il y aurait le risque d'une politique du personnel à deux vitesses.
Dans ces conditions quel serait le devenir du service public?
Certes, la réforme du statut est nécessaire, surtout pas de façon improvisée, mais avec le courage politique qu'il nécessite.
Envoyé par soleil26 | 18/01/2010 à 16:21
C'est la fin du statut et de la protection des agents. C'est une forme de privatisation déguisée.
Envoyé par magbert | 18/01/2010 à 15:52
je suis pour l entrée dans la fonction publique au mérite et à la valeur objective de l'agent : le concours en est garant.
sinon porte ouverte à la subjectivité pour ne pas dire au "pistonage" !
Envoyé par Anonyme | 18/01/2010 à 14:57
ben voyons la privatisation rentre dans les collectivités territoriales avec à la clef :
- rendement
- productivité
- mis à mort des acquis sociaux
les administrés deviendront des clients.
La privatisation des services ou seul ceux qui ont les moyens pourront disposer de service, pour les autres .......passer votre chemin
et puis tant qu'a faire réduire le plus possible le personnel, les survivants devront travailler encore plus et plus et plus encore dans des secteurs qui devront être rentables
N'importe quoi !!!!
Envoyé par Anonyme | 18/01/2010 à 13:49
C'est un moyen de se débarrasser des fonctionnaire et à terme de confier leurs missions à des entreprises, comme celà est déjà le cas dans certaines communes où lma gestion des ressources humaine est confiée à une société. C'est faire fit des missions très spécifiques dévoluent à la Fonction publique territoriale qui assure l'accès à tous d'un certain nombre de services. C'est, de fait, une remise en cause de l'intérêt général.
Envoyé par eraliyah | 18/01/2010 à 13:38
Je crois que cela tuera le statut de fonctionnaire
Envoyé par Anonyme | 18/01/2010 à 13:08
Pour préserver le SERVICE PUBLIC il faut préserver le statut de la Fonction Publique.
Généraliser les contrats c'est fragiliser le service public avec un personnel instable car précaire. C'est à terme privatiser le service public. On en a des exemples avec france télécom, EDF/GDF, la poste
Envoyé par mfdavid | 18/01/2010 à 12:03
Le statut permet d'zvoir une équite de traitement sur le traitement de la carrière de chaque agent; un contrat va permettre aux maires de traiter comme ils le veulent la carrière de ces personnels !
Je ne suis donc pas d'accord.
Envoyé par elieval | 18/01/2010 à 11:07
c'est la fin annoncée de la fonction publique territoriale
Envoyé par Nightbird78 | 18/01/2010 à 09:55
Les fonctionnaires sont recrutés après concours (principe de base).
L'existence de ce concours à pour but de garantir une égalité d'accès à tous les citoyens intéressés par des emplois publics (Collectivité, Hopîtal, Etat)
Le recrutement par contrat dévoierait un peu plus notre société en facilitant encore le népotisme , la ploutocratie, et autres fléaux. Formes de nécrose de la démocratie.
Envoyé par Gilles de Rennes | 18/01/2010 à 09:51
Le libéralisme a programmé depuis longtemps la fin de la fonction publique, la fin de la solidarité (casse de la sécu, de l'hôpital, fin de l'éducation gratuite et républicaine). L'Europe est là pour mettre en application ces thèses ... qui montre aujourd'hui que l'on va droit au mur... Non, défendons ce qui peut encore l'être !
Envoyé par Anonyme | 18/01/2010 à 09:13
cette mesure participe à la démolition des services publics.
Envoyé par Anonyme | 18/01/2010 à 08:52
C'est sans doute un excellent moyen d'arrêté un peu plus l'ascenseur social. Avec ce type de recrutement pas de doite si vous êtes ami des politiques et quelquesoit vos incompétences vous aurez un travail (surtout dns la FPT); et les amis des politiques ce sont les classes aisées de la population.
Envoyé par Anonyme | 15/09/2009 à 18:53
Je suis fonctionnaire de la FPH et j' ai mis 5 mois pour retrouver un poste dans la fonction publique après une mise en disponibilité forcée pour suivre mon épouse ( nous sommes à 1000 kms de notre point d'attachement).
Je pense qu'il faut donner d'abord une certaine priorité à l' emploi pour les fonctionnaires qui sont et qui peuvent être mobiles.
Envoyé par Fred | 15/09/2009 à 11:40
Je ne suis pas d'accord pour tirer les droits des salariés vers le bas!
Envoyé par Arnaud LATRECHE | 05/08/2009 à 12:17
La liberté de recrutement contre l'égalité d'accès aux fonction publiques !
Qui sont les agents qui n'exercent pas une mission de service public dans une collectivité ?
Je suis d'accord pour moderniser le statut. Je propose une autre solution : Au lieu de généraliser le principe d'un recrutement contractuel, il serait sans doute opportun de repenser la sacro-sainte sécurité de l'emploi si souvent décriée. En effet, s'il était plus aisé de se séparer d'un agent qui manifestement, preuves à l'appui, ne donne pas ou plus satisfaction la question serait peut être différente. Il serait en contrepartie nécessaire de faire évoluer le management public en s'inspirant des techniques du privé (objectifs...).
Envoyé par DSTing78 | 28/07/2009 à 11:49
il faut défendre le statut de la FP.
On est les gardiens de la bonne marche du service public alors que les élus sont eux interchangeables à chaque élection, nous nous restons la mémoire régalienne d'une identité bien française qui fait de notre pays une exception enviée de tous.
De plus avoir 2 statuts différents, l'un de droit privé, l'autre de droit public ou les avantages et les salaires ne sont pas identiques peuvent amenés à des incohérences et des conflits inutiles.
Etre à la solde d'un élu local et pouvoir être licencié à tout moment pour ne pas avoir respecter un odre non légal sans se mettre à l'abri derrière le statut me semble dangereux pour la démocratie. Un fonctionnaire peut aujourd'hui se permettre de dire NON, demain qu'en sera t-il ?
Envoyé par Gilles du finistère | 18/07/2009 à 13:54
Après avoir lu avec beaucoup d'attention les arguments « POUR », je souhaite apporter un complément à mon précédent message.
A la lecture de certaines argumentations, je me rends compte que certains n'ont pas mesuré à quel point le libéralisme sait avancer le visage caché...
Ses thèses sont exclusivement basées sur l'individualisme qu'ils a lui-même créé pas à pas, tapis dans l'ombre, pendant des années... depuis que la gauche et le syndicalisme ouvrier a commencé à faire adopter des mesures tendant à vouloir promouvoir un minimum d'égalité entre tous les HOMMES vivant sur notre planète.
J'en veux pour preuve les « meurettes » prises face à la crise dont on voit bien qu'elles ont pour seul but de faire taire les oppositions de façon à pouvoir recommencer comme avant quand elle sera passée...
Envoyé par Gilles du finistère | 18/07/2009 à 10:06
Rien de surprenant, tant sur la forme que sur le fond...
La méthode est désormais bien rodée : on fait proposer par des députés des projets qui sont de longue date prévus par le Gouvernement ce qui lui fournit, le moment venu l' « alibi » pour présenter son projet. En l'occurrence, ce projet est implicite dans la RGPP.
Le fond : il procède de la logique libérale qui consiste à réduire les services publics pour deux raisons :
1- Le nombre de fonctionnaires est devenu est variable d'ajustement budgétaire.
2- La réduction des services publics vise à laisser le champ libre au secteur privé concurrentiel. Tant pis pour ceux qui resteront sur le bord du chemin faute de moyens pour ACHETER, par exemple, de la protection sociale...
Le projet de décret récemment soumis à l'avis du CSFPT, concernant la prime de départ volontaire, procède de la même démarche.
Envoyé par erickb | 08/07/2009 à 13:39
A qui fera t-on croire que cette proposition de loi va adapter et moderniser le statut de la FPT? Il est bien évident que derrière tout cela on se prépare à mettre fin au statut, mais comme d'habitude personne n'a le courage de l'avouer...! Il est trés réducteur de penser qu'a elle seule cette proposition réglera tout les problèmes dans la FPT. Les vrais problèmes sont ailleurs et la majorité des français qui sont attachés à leur service public le savent bien.
Envoyé par draxredd | 07/07/2009 à 16:11
Cette réforme n'a aucune justification pratique. Il s'agit simplement d'idéologie ultralibérale et de clientélisme.
Cela mettra à mal les services publics car la protection du statut, la sécurité de l'emploi et les bons niveaux de retraite (comparativement au privé) sont les arguments justifiant les salaires faibles des fonctionnaires cadres (B et A).
Comment recruter des cadres dans la fonction publique a salaire deux fois inférieur au privé si les avantages décris plus haut disparaissent ? la seule réponse est l'alignement des salaires bien entendu. Ce qui fera mécaniquement exploser les masses salariales, et l'Etat pourra de nouveau se gausser du manque de maitrise de leur dépense des CT...
tiens d'ailleurs, pourquoi ce texte ne vise t'il que les CT ? l'Etat n'a pas envie d'etre "adapté et modernisé" a grand coup de regression sociale ?
hypocrisie, idéologie et médiocrité...
Envoyé par Anonyme | 07/07/2009 à 12:51
Après nous passerons aux 3 huit ! Proposition ridicule qui vise sans doute à dégraisser le mammouth pour favoriser une frange de catégorie contractuelle de type A. Moins de personnes mieux payées (ça reste encore à voir) et virables à tour de rôle. Vive la France Libre !
Envoyé par Anonyme | 07/07/2009 à 11:01
Il ne faut pas laisser les contrats devenir la règle, où va la fonction publique...
Dans la FPT, il y a déjà des petits contrat à temps très partiels, des CDD alors si on généralise les contrats, que deviendront les spécificités de nos métiers.
C'est encore une façon de vouloir supprimer les fonctionnaires. la fin du statut de la fonction publique.
Envoyé par Anonyme | 02/07/2009 à 10:05
Dans cette période de crise envoyer autant de personnel dans la précarité c'est complétement criminel. cela favorisera et accentuera encore plus le phénomène d'embauches politiques et les risques de détournements de fonds publics
Envoyé par àgauchetoute | 30/06/2009 à 21:47
Il s'agit donc de la fin du statut, un statut protecteur qui garantit notre indépendance par rapport aux élus. Les élus arrivent et puis s'en vont, les fonctionnaires non, permettant la continuité du service rendu à la population. Il est donc question d'y mettre un terme pour soumettre les employés aux seuls intérêts des élus et non plus des usagers!
Envoyé par Anonyme | 29/06/2009 à 09:34
cela entrainera une ouverture au clientélisme. l'égalité d'accés aux emploi public ne sera plus valable.
Envoyé par Delphine | 27/06/2009 à 19:03
le service public est et doit rester foncièrement différent des entreprises privées, car il sert l'intérêt général de la population - ce n'est pas en précarisant aussi les agents publics qu'on améliorera les compétences, c'est plutôt en développant les formations, et d'autres méthodes de management ; ce qui ne marche pas dans le privé, ne conviendra pas dans le public - il faut développer les services publics, car ils concourent à la solidarité, à l'égalité, au respect des êtres humains
Envoyé par Anonyme | 25/06/2009 à 15:31
La liste des points négatifs est pour ma part plus longue, je tendrai donc à dire que je suis contre cette idée de recrutement par contrat de droit privé. Ayant été moi-même contractuel puis titularisé suite à la réussite de mon concours, je ne comprends certains internautes qui critiquent le système actuel réputé être le plus équitable qui soit (à moins d'avoir échoué): il faut être dans les 1er sur la liste d'aptitude POINT FINAL. Certes, les épreuves d'un concours sont parfois très éloignées de ce que l'on réalise en poste, mais ce n'est pas tant la capacité à restituer des connaissances acquises ou savoir faire preuve de capacité d'analyse que la manière dont on va s'en servir qui compte!! Compétence ne rime pas en effet avec lauréat de concours, mais recrutement par contrat non plus! Que voulons-nous faire de nos services publics? Les rentabiliser ou les rationaliser serait en effet antinomique avec les grands principes fondamentaux (continuité, neutralité, adaptabilité...) mais ne pas les réformer serait aussi stupide. En effet, pour garantir un service de qualité répondant à ces principes fondamentaux, il est nécessaire de s'adapter aux besoins de réactivité des services publics. On ne peut plus maintenir en place des fonctionnaires qui, sous prétexte d'un statut protecteur, nuiraient à cette même notion d'intérêt général, sans pour autant mériter le premier "placard" qui se présente. Il faudrait aussi que les responsables aient le courage et les moyens de sanctionner les abus et valoriser les agents qui le méritent. Enfin, une privatisation extrême du service public est-elle garante d'une efficacité accrue, du développement des prestations actuellement offertes, et surtout de leur coût sans parler de la nécessaire égalité de traitement? N'y-a-t-il pas un risque accru de voir par le biais de ces contrats un manque de transparence dans le choix des candidats dans une fonction publique territoriale nécessairement politisée?
Envoyé par Anonyme | 25/06/2009 à 09:47
La FPT est plutôt dynamique et souvent présentée comme un exemple par rapport à la FPE.
Ensuite, le statut est le seul "rempart" entre l'administration et les élus, ce qui, limitant l'assouvissement, permet une certaine garantie de légalité et de qualité juridique.
Aussi, les économies financières suggérées n'intègrent bien évidement pas l'impact la création d'un régime type ASSEDIC en cas de perte d'emploi.
Enfin, la disparition du statut ne ferait pas disparaître les sujets de critique de la FPT, puisque la contractualisation favorisera le "copinage", le "piston" et autres passe-droits, phénomène qui n'est pas propre à la FPT mais intrinsèque à toute structure sociale.
Proposition poujadiste !
Envoyé par Anonyme | 25/06/2009 à 09:11
Il s'agit d'une dérèglementation ouvrant la porte à de nombreux abus, déjà constatés en matière de salaires et d'évolution de carrière.
Si le recrtutement par contrat devient la norme, a quoi servent donc les concours, leur préparation (et donc les connaissances exigées) et la formation qui suit ?
Envoyé par Anonyme | 24/06/2009 à 17:09
C'est l'ouverture a tout.
L'image que la fonction publique c'est une bande de gens qui travaille peu ou pas. Mais j'ai deja eut l'occasion de travailler avec des prestataires du privé qui y connaisse pas grand chose. Ils nous prennet de haut. Et c'est l'ouverture a l'embauche de cadre supérieur qui vont vouloir révolutionné le monde des collectivités mais ne connaissant pas le système. On peut prendre l'exemple de FT
Envoyé par lolo | 24/06/2009 à 11:28
si recrutement aux bons désirs des elus.
Il y aura du clientélisme, des secretaire à 4 000 € des impots qui vont la augmenté et le développement de la précarité.
le statut doit rester la règle pour un principe d'églaité d'accés aux emplois publics à tous citoyens.
Envoyé par Anonyme | 23/06/2009 à 12:09
Quel faux débat que celui du statut. Aujourd'hui, les employeurs locaux possèdent tous les outils nécessaires à un gestion rigoureise, équilibrée et réactive des ressources humaines : recrutement de non titulaires, emplois fonctionnels etc.
Le vrai problème de fond est bien souvent le manque de courage des autorités territoriales pour mettre en place une procédure disciplinaire. Ce sont paradoxalement bien souvent les plus frileux pour "punir" un fonctionnaire ayant failli à ces obligations. Qu'ils n'aillent pas ensuite demander une suppression du statut sous le pretexte falacieux qu'on ne peut pas punir ou virer un fonctionnaire car ce sont les premiers responsables de ces "légendes urbaines"
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 21:14
Le seul avantage en qualité de fonctionnaire est la sécurité de l'emploi. S'il y a des contrats il n'y aura plus de recrutement de statutaire.
C'est un recul des acquis sociaux
Envoyé par kwadjo | 22/06/2009 à 17:18
Le contrat, c'est la tête du client, et encore dans la meilleur des cas.
La proposition de Christian VANESTE, si elle était adoptée, achèverait de transformer la France en république bananière.
L'égalité des citoyens devant l'accès aux charges publiques, déjà largement tenue en échec au nom du principe de libre administration des collectivités territoriales, serait définitivement enterrée, et avec elle le dernier (maigre) espoir qui restait aux "jeunes de banlieue" de sortir un jour du ghetto et de la misère : le concours.
Ce jour là, il ne leur restera plus qu'à poser des bombes ou à rejoindre des organisations criminelles violentes, comme dans toutes les autres dictatures gangrenées par le fascisme, le népotisme et la corruption : Colombie, Algérie, Pakistan...
Et demain la France ?
Nous n'en sommes plus si loin.
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 14:50
Aucune perspective de carrière. La garantie de l'emploi n'existera plus. On se retrouvera à la merci des élus en fonction des élections et des différents tendances politiques. Plus de mobilité. On ne devra plus parler de fonction publique. On sera des salariés du secteur privé.
Envoyé par larsglp | 22/06/2009 à 14:10
je suis très attaché au statut qui reste une chance d'accéder à des postes qui demandent à la fois des compétences théoriques mais surtout des capacités qui s'acquièrent avec l'expérience, à des personnes qui n'ont pas pu avoir la chance ou l'opportunité des poursuivre des études et d'arriver dans le monde du travail avec des diplômes universitaires. La voie contractuelle est certes complémentaire, mais quoi qu'en disent ceux qui s'y lancent, le statut reste recherché : combien de contractuels ont refusé leur intégration quand cela a été possible, notamment lors des loi Le Pors et Sapin ?
Envoyé par Roselyne | 22/06/2009 à 13:41
Le recours aux contractuels existe déjà, ainsi que les CDI public notamment. Le statut précise que le fonctionnaire est titulaire de son grade mais pas de sa fonction. Si un employeur n'est pas satisfait d'un agent il peut agir, encore faut-il qu'il en ait le courage et soutienne l'encadrement lorsque ce dernier émet des rapports négatifs, ce qui n'est hélas pas chose courante pour ne pas faire de vague. S'il y a réussite à un concours rien n'oblige l'employeur à nommer un agent s'il ne le souhaite pas. S'il le fait c'est un choix et il sait à quoi cela l'engage. Par ailleurs tout agent rentrant dans la FPT sait qu'il devra passer des concours, il fait donc bien un choix s'il décide de contractualiser avec un employeur public. Le statut comprends énormément de dispositions permettant de gérer les RH. Dès lors pourquoi généraliser le recours aux contrats si ce n'est effectivement pour le supprimer et généraliser la précarité et le recrutement clientéliste. Je ne peux donc pas approuver ce projet. Les fonctionnaires sont stigmatisés depuis toujours. Je me demande qui servira de bouc émissaire aux yeux du privé lorsqu'il n'y en aura plus ? Et cela n'arrangera en rien la situation du secteur privé. Etes-vous satisfaits de vos opérateurs privés de téléphonie mobile ? Y a-t-il réelle concurrence ? Vont suivre la poste et EDF ? Vos factures vont-elles baisser pour autant ? L'eau est gérée essentiellement par des opérateurs privés (2 en France essentiellement), le prix de l'eau n'a jamais autant augmenté sans justification. Qu'il y ait à améliorer le fonctionnement des services publics pour les rendre plus efficients, c'est évident mais le statut ne gêne en rien cela. Le but n'est-il pas l'application d'une idéologie libérale ayant le vent en poupe en ce moment, notamment au niveau européen. Pour le bien du plus grand nombre ? Permettez-moi d'avoir de grands doutes. Ceux qui sont les plus grands freins à la mobilité en ce moment, ce sont les employeurs eux-mêmes, et cela n'a rien à voir avec le statut.
Cordialement
Roselyne
Envoyé par formateur | 22/06/2009 à 13:35
Nous serions plus que des salariés"CLINNEX" et, avec moins de droits...Alors que nous disposons d'un statut.
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 13:27
L'égal accès aux emplois publios est fondamental ! Le recrutement par contrat privé ouvrira la porte aux magouilles, pistons.. Le statut est très important, les fonctionnaires sqont garants de la bonne application de la loi.
Envoyé par Fred | 22/06/2009 à 13:21
Non à la
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 12:22
S il n y a plus de contrat dans la fonction publique, à la longue cela aboutira à un lissage au niveau des traitements indemnitaires. A la longue, être fonctionnaire ne voudra plus rien dire. Passer des concours ou examen professionnel pour accéder à un grade plus élevé ne servira plus à rien.
Envoyé par 237lfv | 22/06/2009 à 12:14
Depuis plusieurs années, la fonction publique territoriale subit des signes annonciateurs d'une fin imminente. Il y a eu quelques lois qui ont permis de transformer des contractuels en fonctionnaires (sans concours), il y a eu aussi la création des cdi...
Les élus ou cadres dirigeants des collectivités locales qui disent ne pas pouvoir choisir leur personnel à cause des concours avancent de faux arguments. Dans de nombreux cas, les cadres sont recrutés en contrat puis ils passent les concours pour "régulariser". Le contrat servant en fait de grande période d'essai. Ce sont plutot les concours qu'il faudrait adapter à nos métiers(celui d'attaché recherche des têtes bien pleines plutot que bien faites).
Privatisation du service public = fin de la qualité de rendu aux usagers : regardez ce qu'il se passe à edf, gdf, c'est la désorganisation générale au détriment de la clientèle. Le service public est incompatible avec le profit....
Envoyé par sylvette | 22/06/2009 à 11:46
je suis contre car je pense que ce n'est qu'une façon d'en terminer avec le fonctionnariat et le service public, et favorables aux intérêts du gouvernement et de la politique libérale. Une façon de revenir aussi sur la décentralisation. Les élus locaux ayant déjà d'énormes pouvoirs de décision, cela ne fera qu'entretenir un système de favoritisme et de copinage et tenir les employés sous la houlette de qq petits politiciens imbus de pouvoirs. la même chose qu'à l'échelon national, sarko, quand tu nous tiens???
Envoyé par Anonyme | 21/06/2009 à 14:54
comme mise à mort de la fonction publique et de la notion de "service public" il n'y aurait pas mieux
Envoyé par justice | 19/06/2009 à 15:34
Je suis contre! Accepter cette loi, serait un excellent moyen de donner pouvoir aux harceleurs de tous poils, et à ceux atteints d'abus de pouvoir, la possibilité de ne pas passer par l'option "mise au placard"!
Envoyé par Anonyme | 19/06/2009 à 09:55
C'est un moyen encore plus officiel de précariser des salariés dans la fonction publique
Envoyé par Anonyme | 18/06/2009 à 15:32
on m'a trop souvent demandée si j'avais ma carte d'adhérent au parti, alors que je suis au chômage depuis trop longtemps et sans doute pour encore très longtemps
Envoyé par Roberto | 18/06/2009 à 13:59
L'exemple de ce qui s'est passé à France Télécom est suffisant non ? y a qu'à voir ce su'est devenu le Service public des télécoms !!
Quand au modèle tatchérien british, on a vu ce que cela donnait !
Les auteurs de ce projet sont simplement à la solde du MEDEF.
Envoyé par anonyme_mais pas trop | 18/06/2009 à 11:55
nous allons revenir à la bonne vieille époque des recrutements par le "fait du prince" sans aucune garantie que ces recrutements (essentiellement par copinage politique)soient des agents performants. Nous faisons un sérieux retour en arrière. Toutefois, il faut admettre que les concours sont souvent inadaptés et qu'ils mériteraient un sérieux toilettage. Une alternative serait possible sous réserve de niveau de formation. Par exemple, il est stupide de faire passer un concours aux personnes déjà titulaires d'un diplôme d'Etat (ingénieur ou autre). Autre question pertinente: il s'agit de s'interroger sur le statut trop protecteur de la fonction publique. Aussi bien que le recrutement par le fait du prince, le maintien de certains agents dans la fonction publique est souvent en contradiction avec un service public de qualité. Cela aussi doit être étudié de près et tous les collègues qui ont des services en charge comprendront le sens de cette interrogation ...
Envoyé par Anonyme | 18/06/2009 à 09:51
L'objectif est bel et bien de tuer le statut: le fonctionnaires sont montrés du doigt depuis assez longtemps pour que l'on n'en puisse douter.
Ce à quoi les députés n'ont peut-être pas pensé, c'est au coût de cette mesure: si les fonctionnaires territoriaux acceptent le niveau actuel des salaires, c'est en échange de la garantie de l'emploi. Les contractuels sont toujours plus chers, autant en salaire net qu'en charges patronales.
Envoyé par Yadla | 18/06/2009 à 08:23
La "protection" de l'emploi des fonctionnaires, qui doivent conformer leur action au droit républicain, constitue l'une des garanties du respect du dit droit. Comment un agent contractuel pourrait-il défendre de la même façon l'application du droit si, confronté à des élus qui parfois s'en soucient peu, son emploi est menacé ? Par ailleurs, quid de la continuité du service public ? Les mandats étant renouvelés tous les 6 ans, qui pourrait assurer la continuité si à chaque équipe municipale les équipes d'encadrement sautent ? Enfin, quid du principe de neutralité ? La contractualisation emportera la politisation des contrats.
Envoyé par Anonyme | 17/06/2009 à 18:22
Le statut n'est aucunement un frein à la mobilité, avec plus de 60.000 employeurs potentiels dans la FPT et des métiers sans cesse créés!
Et si celui-ci était responsable de l'ensemble des maux liés à la GRH,...ce serait alors bien simple !
Enfin, le service public est un principe qui doit guider l'ensemble des fonctionnaires et non quelques uns.
Envoyé par onapatouvu | 17/06/2009 à 17:49
Ce n'est que l'aboutissement d'une dérive engagée depuis nombre d'années, selon le souhait des élus et avec l'assentiment des fonctionnaires (et de certains syndicats comme on le voit actuellement avec l'intéressement) qui n'ont eu en vue que leur rémunération. L'abaissement des seuils démographiques pour les emplois fonctionnels en est un exemple. Les élus ont ainsi des secrétaires généraux à leur botte, peu importe qu'ils soient compétents ou pas. Les agents détachés s'en mettent plein les poches en multipliant les primes et indemnités. Tout le monde y trouve son compte sauf le service public, qui est bien le dernier de leurs soucis ; et les collègues des catégories B ou surtout C, se tapent tout le boulot. La multiplication des recrutements de contractuels dans les intercommunalités en est un autre exemple ; ces agents sont bien loin d'être plus compétents que les fonctionnaires mais les élus ne voient que par eux car beaucoup ont des DESS (qui ne mènent à rien d'ailleurs et souvent ne leur donnent pas les bases, juridiques notamment, pour assurer leurs fonctions). On assiste sans doute à la fin de la fonction publique, au moins pour les postes d'encadrement. Fonctionnaires, ne pleurez pas ; vous avez joué avec le feu et vous en faites les frais. Le beurre et l'argent du beurre..., ce n'était pas vraiment l'esprit du service public.
Envoyé par siana | 17/06/2009 à 16:41
Le recrutement par concours sanctionne le niveau de culture générale nécessaire, garantit les compétences réelles et l'égal accès aux postes de la fonction publique.
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 23:04
C'est de toute évidence dans la logique des objectifs du gouvernement en place. Diminuer un maximum les fonctionnaires, en prétextant des économies pour en faire profiter les copains. Ce qui est bon pour les uns est mauvais pour les autres. C'est le détricotage de tout... Même si les concours sont critiquables, ils permettent l'équité entre les candidats. Certains concours exigent un bac+5, je ne vois pas la différence avec le privé dans ces cas-là. Déjà, que même comme ça (avec un statut FPT), on voit bien les dérives, alors imaginez sans... Nos
élus ne connaissent souvent pas le statut et je pense aussi qu'il y à des cadres dirigeants, qui s'ils pouvaient se passer du statut manageraient comme dans le privé. D'ailleurs, je n'aime pas le terme de "client" employé par certains.
Envoyé par Rémy | 16/06/2009 à 17:59
Dans le contexte actuel, c'est la mort annoncée de la fonction publique
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 17:55
Le statut de la fonction publique territoriale permet d'encadrer le recrutement des agents et leur rémunération en respectant à la fois le principe d'égalité d'accès aux emplois publics et la libre administration des collectivités locales. Le statut issu de la loi de 84 concilie ces deux principes fondamentaux. La possibilité de recruter par la voie contractuelle et l'introduction du CDI dans la FPT ont conduit à des dérives qui peuvent être constatées à tous les niveaux et dans toutes les collectivités quelle que soit leur obédience politique.
Envoyé par Tilia | 16/06/2009 à 15:38
Si les concours doivent être réformés, il n'en demeurent pas moins qu'ils permettent de disposer d'un panel de gens spécialisés dans les collectivités territoriales.
De plus, aujourd'hui les différences de salaire entre le privé et le public sont telles, au moins au niveau des cadres de direction, que le passage à des modes de recrutement identiques entraînerait forcément une fuite vers le privé des agents.
Malgré le contexte de crise et de chômage ambiant, il est aujourd'hui difficile de recruter des cadres compétents. Une telle réforme empirerait les choses à une époque où la spécialisation et la professionnalisation de la fonction publique territoriale est plus que jamais d'actualité.
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 11:44
La mort de notre statut est bel et bien programmée au travers de La RGPP et bien sûr avec ce "futur" dispositif .... Notre statut (dejà bien attaqué) reste un des seuls ramparts pour contrer une déreglementation galopante. Nous sommes garants d'un service public au sens le plus large du terme c-a-d au service du plus grand nombre. Un acces "égalitaire" du citoyen à des services de proximité et de qualité. On voit déjà combien les collectivités territoriales font appel a des structures privées pour gérer de nombreux services dont ells avaient la charge ( l'eau...) et les consequences desastreuses sur la qualité des services rendus, l'augmentation les coûts engendrés et supportés par les usagers (vache a lait ....) et le salarié dont les objectifs seront basés sur la rentabilité FINANCIERE... QUID DE LA RENTABILITE SOCIALE Et le sport n'echappe pas a cette politique qui laisse sur le côté du chemin ceux qui ne peuvent avoir accés a des services essentiels faute de moyen. Au secours
Envoyé par chouchou | 16/06/2009 à 11:22
c'est la fin du statut territoriale et la porte ouverte aux abuts
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 09:59
L'objectif évident est de flexibiliser au maximum l'emploi au sein des collectivités, pour des raisons de rationalisation financière aux dépens des missions de services public, qui vont se raréfier.
Envoyé par jija | 07/06/2010 à 09:01
On fixe aux contractuels les mêmes objectifs qu'aux fonctionnaires : service aux citoyens, compétence, professionnalisme, etc.
Les contractuels qui ont souvent eu des expériences variées sont plus rapidement adaptables que les fonctionnaires, et c'est ce qui est nécessaire dans le monde professionnel d'aujourd'hui. Je crois qu'on mélange aujourd'hui le statut et la notion de service public. Le statut ultra protecteur du fonctionnaire n'est pas indispensable pour assurer un bon service public.
Envoyé par Anonyme | 19/01/2010 à 09:36
Le recrutement de spécialistes (télécom, informatique, chargé de recrutement, ingénieur financier,...) est très difficile.
Le recrutement de jeunes diplomés dans les postes administratifs, reste très compliqué et accessible aux seuls "initiés" de la filière sciences-po -AES. Ce qui ne correspond pas aux besoins en ressources humaines de l'avenir.
Envoyé par KB | 18/01/2010 à 09:09
La possibilité de recruter par contrat va permettre d'enrichir les profils et les expériences au sein d'une collectivité, source d'enrichissement, d'ouverture et de modernité
Envoyé par Anonyme | 24/07/2009 à 09:01
Pour, car le système de recrutement par concours actuelle est archaïque. On peut pas parler de modernisation de l'action publique, si l'on envisage pas la modernisation de son mode de recrutement.
Le système actuelle est discriminatoire, il favorise les détenteurs d'une culture élitiste. La sélection ne se fait sur les compétences professionnelles ou qualités personnelles.
En outre, le statut tend à éloigner les professeionnelles des collectivités de la réalité du reste des français.
Alors, pour donner une vraie liberté aux collectivités, pour garantir un recrutement efficace et juste, pour rapprocher les salariés du privée comme du public, il conviendrait de permettre un recrutement "normal", comme on le fait dans n'importe quelle entreprise !
Envoyé par Alice | 21/07/2009 à 09:28
Cette réforme ne m'effraie pas ... et pour cause... je suis actuellement contractuelle;-) dans le domaine de la communication.
Ouvrir la fonction Publique territoriale, pour un plus grand brassage d'idées, de savoir-faire et être, de cultures métiers, je suis pour!
L'ouverture à l'expertise métier (com, RH, ou autre) serait donc un péril pour la mobilité interne des statutaires ? Je ne le crois pas un seul instant : à compétences égales, c'est bien toujours un statutaire qui sera recruté, puisque les recrutements démarrent en interne avant de s'étendre à l'externe. Sauf que bientôt, le recrutement en externe, permettra aussi aux personnes "hors statut de la FPT" de postuler.
Tout est affaire de compétences me semble t-il...
Envoyé par Anonyme | 25/06/2009 à 17:34
Je suis dîplomée, beaucoup plus motivée et investie que certains fonctionnaires, formée et compétente pour accéder à des postes de la fonction publique territoriale.
Un concours inadapté ne me permet pas de pouvoir prétendre accéder à ces postes : je suis donc POUR le recrutement de contractuel dans les Collectivités
Envoyé par leguedin | 24/06/2009 à 10:01
Outil du statut inutilisables puisque non adaptés lors de recherche de compétence, telle que la liste d'aptitude. Ce n'est pas à l'employeur d'aller chercher des candidats mais aux candidats de proposer leurs services.
L'employeur recherche des compétences, une spécialisation forte et pas des lauréats de concours aux formations généralistes ou totalement formatées fonction publiques et qui n'apportent aucun esprit d'autocritique ou d'analyse. Hypocrisie de la notion de service public.
Nous recrutons des agents capables de bien faire ce qui leur est demandé, pas quelqu'un que l'on dupera par la notion de service public...
Envoyé par Anonyme | 23/06/2009 à 15:02
Cela permettra enfin aux personnes qualifiés de postuler sans avoir à passer des concours complètement en décalage avec la réalité du terrain. En effet, combien de personnes bac+3 voire plus sont catégorie B ou même C ?
Je pense que les niveaux de compétences seront, du coup, plus respectés.
Par ailleurs, il faut espérer que cette réforme permette d'en finir avec les placards et les postes fictifs (car on n peut pas licencier dans la FP !).
Envoyé par David | 22/06/2009 à 18:28
Beaucoup de jeunes titulaires d'un grade (notamment A) recherchent un poste pour conserver leur grade, et ne pas perdre le bénéfice du concours. Ainsi, par exemple, on retrouve un attaché en charge des affaires sociales, alors que ce n'est pas du tout son coeur de métier, voire même que ça ne l'intéresse pas ! Par ailleurs, d'autres personnes (notamment sans concours) seraient de loin davantage motivés pour le poste, et au moins aussi compétents. Dans ce cas, qu'en est-il de la mission de service public, qui pourrait être plus efficace ?
Dans mon précédent emploi, j'étais le 3ème contractuel en remplacement d'un congé parental. Cet agent en congé n'aimait pas particulièrement son poste, et n'était pas du tout issu de la formation professionnelle adéquate pour le job ! Il s'est révélé que les 3 contractuels qui se sont succédés à son poste étaient réellement des professionnels du secteur concerné, et ont apporté à la structure de l'innovation et un certain dynamisme. Mais chacun d'entre eux s'est vu remercié au bout d'un an (maximum), du fait de la politique RH. Au final, 3 agents CDD qui ne peuvent exercer une continuité de service malgré leur professionnalisme, sans parler des 3 indemnités chômage qui se chevauchent suite à leur remerciement, payées par la collectivité ! Hallucinant...
Pour résumer ma participation (un peu longue, je l'avoue), l'obtention d'un grade via le concours administratif n'est en aucun cas garant de compétences, mais d'une certaine conformité à un "moule administratif", qualité qui est peut-être nécessaire, mais pas jamais suffisante pour développer une efficacité de l'action.
Les administrations, sclérosées dans leurs politiques RH désuettes, pourraient, grâce au texte de loi dont nous parlons, développer des missions d'intérêt général beaucoup plus efficaces (et également plus efficientes, mais c'est un autre sujet).
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 15:34
il serait enfin temps de payer les agents publics en fonction de leurs competences et de leurs diplomes et non de l'anciennetée (jeunes bac + 5 payés 1000€ par mois), donner un peu de souplesse aux collectivites pour recuter des talents.
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 15:09
Il est temps que l'Administration se dépoussière. Le statut ne répond plus à des objectifs économiques qui desormais s'imposent au service public. Certes le recrutement et la gestion des carrières des personnels du service public devra être "encadré" de manière à ne pas vivre les dérives du secteur privé car c'est l'argent public qui est en jeu. Mais apporter une certaine souplesse dans les recrutements pour recruter sur le critère de la compétence et non pas du bachotage, permettra de disposer de personnel de qualité. Cela sous-entend également une rémunération en rapport à la fois aux compétences, au niveau de responsabilité des personnels. Cette nouvelle approche évitera les inégalités dans l'exécution de son travail. Actuellement il n'y a aucune différence entre le "branleur" professionnel et celui qui a un minimum de conscience professionnelle. Et un branleur professionnelle cela coûte cher au contribuable.
Envoyé par rodmann | 22/06/2009 à 14:17
Recruter par contrat permet d'embaucher des profils de compétences, plutôt que des "bûcheurs de concours". Certains titulaires seront stimulés par ces nouveaux profils. Quant aux "amis", on pourra par ces contrats, les virer aussi facilement qu'ils auront été pistonnés. Le débat est intéressant, il doit permettre de lever les nombreux tabous des RH dans la FPT.
Envoyé par formcrsoft | 22/06/2009 à 14:01
tout à fait d'accord avec ce texte
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 13:50
Le recrutement par la voie du concours comporte des limites dans la mesure où il favorise celles et ceux qui ont une intelligence vive. Mais, celle-ci ne garantit pas en revanche la profondeur d'une intelligence peut-être moins vivace,mais plus recherchée, affinée dans sa consistance. Lorsque de telles intelligences sont au service d'une réflexion en vue d'une prise de décision, elles apporte une garantie de sécurité et d'efficacité.La première à une propension à une excessive rapidité qui peut nuire à une stratégie locale.
Envoyé par Anonyme | 22/06/2009 à 13:50
Le recrutement par la voie du concours comporte des limites dans la mesure où il favorise celles et ceux qui ont une intelligence vive. Mais, celle-ci ne garantit pas en revanche la profondeur d'une intelligence peut-être moins vivace,mais plus recherchée, affinée dans sa consistance. Lorsque de telles intelligences sont au service d'une réflexion en vue d'une prise de décision, elles apporte une garantie de sécurité et d'efficacité.La première à une propension à une excessive rapidité qui peut nuire à une stratégie locale.
Envoyé par anonyme | 22/06/2009 à 12:29
Il n'y a pas lieu d'opposer les "contractuels" et les "fonctionnaires" les deux ayant le sens du service public dès lors qu'ils font carrière dans la fonction publique quelle qu'elle soit.... et contrat ne doit pas rimer avec une version "kleenex" dès lors qu'il s'agit d'appliquer les règles du droit privé (CDI...). Il est clair cependant que la FP a besoin d'un bon toiletage autant sur la partie "concours" que sur les rémunérations ainsi que les quotas... De plus, le statut est clairement une spécificité franco française; hors des agents employés par les structures de l'Etat ou des collectivités existent bien ailleurs en Europe et fonctionnent avec des règles de contrats... Pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Envoyé par travaillerensemble | 22/06/2009 à 11:50
les contractuels sont-ils à ce point incapables de porter eux aussi les grandes idées du service public ...?
alors que :
- en l'état, il ne s'agit pas de rayer de la carte les fonctionnaires, mais de permettre, en fonction du choix de chacun, de choisir le statut qui lui convient.
- les contratuels doivent en permanence prouver leurs compétences pour garder leur emploi...ce qui n'est pas toujours le cas des titulaires. Ce statut permet donc de lier l'intérêt particulier du contractuel et l'exigence nécessaire de rendre un service d'intérêt général ; il n'y a donc aucune contradiction, au contraire, entre statut contractuel et mission de service public.
- il faudrait reparler aussi des concours et de leur adaptation (ou pas?) aux compétences de plus en plus pointues à mettre en oeuvre dans le cadre des collectivités territoriales : qu'est ce qui vous semble pouvoir mesurer dans les épreuvres du concours d'attaché territorial la capacité du candidat à par exemple travailler en mode projet ? la compétence à gérer une équipe ? la capacité à s'auto-former pour aborder des thématiques qu'il ne maîtrise pas au départ?
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 18:08
Cette possibilité offrirait la possibilité aux collectivités territoriales de ne plus être dépendantes de la discrimination imposée par les concours d'accès. Pourquoi diable une collectivité ne pourrait-elle pas recruter un candidat qui a toutes les compétences (de par ses diplômes et son expérience) même s'il n'a pas le concours imposé? De toute façon, cela permettrait de régulariser une pratique régulière. Exemple : 30% des Educateurs Territoriaux des Activités Physiques et Sportives (ETAPS) de la filière sportive sont des contractuels.
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 16:51
car il y a trop de branleurs dans les services des sports
Envoyé par Anonyme | 16/06/2009 à 15:24
Si cette loi peut permettre d'arrêter "la discrimination au concours" alors oui, je suis pour! Je connais des personnes très compétentes qui n'ont pas eu le poste recherché à cause du concours, même après un stage de plus de 6 mois dans la collectivité. Les concours sont une bonne chose en soi mais leur obtention n'est pas un gage de compétence pour autant. Il faut ouvrir davantage le marché de l'emploi public territorial, qui est à mon sens trop "verrouillé". Un peu de sang neuf ne nuit pas!
Envoyé par Max | 18/01/2010 à 16:19
Ancien cadre de la fonction publique d'Etat, je ne suis guère surpris de cette proposition de loi qui , vingt ans après les textes sur la décharge de fonction et la suppression d'emploi , vient confirmer la seule préoccupation des élus locaux - souvent nationaux également - qui est de disposer de personnels flexibles et corvéables à merci .
Relisez le rapport du Conseil d'Etzt - datant de 2002 ou 2003 - sur le devenir de la fonction publique d'Etat et vous constaterez que l'agent public n'a plua grand chose à envier au privé dans l'esprit de ceux qui gouvernent.
571 votes ont été effectués.
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