Date de mise en ligne : 18/04/2009
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Le CGDD (Commissariat général au développement durable) vient de publier des résultats sur l'artificialisation des sols. Cette analyse réalisée à partir de sa base de données CLC ( Corine Land Cover*, révèle que l'artificialisation des sols s'est encore accrue entre 2000 et 2006, Cette progression a toutefois été mieux maîtrisée que lors de la précédente période (1990 à 2000). Il a ainsi été relevé 820 km2 d'espaces artificialisés supplémentaires en France métropolitaine, e qui correspond à une augmentation d'environ 3% de ce type de surface. Sont inclus dans cet inventaire les zones urbaines et industrielles, les grandes infrastructures de transport, les équipements sportifs et de loisirs et les espaces verts urbains.
Ce sont principalement les terres agricoles ( moins 780 km²) qui disparaissent au profit d'un étalement urbain hégémonique. Le reste des surfaces « grignotées » appartiennent aux forêts ( domaniales ou privées) (34%). Cette progression des sols artificialisés leur fait atteindre 5% du territoire en 2006 contre 4,8% en 2000. Mais ces données en surfaces brutes s'avèrent plus lourdes de conséquence sur l'environnement car elles sont très dispersées (mitage). L'espace urbain global est donc bien plus important que ne le laissent paraître ces chiffres. Une analyse par région désigne l'Ile-de-France, le Nord, l'Alsace, le couloir rhodanien et le littoral en général comme étant les plus touchées par ce phénomène. Un paramètre plus rassurant toutefois, le tissu urbain continue représente toujours 1,6% des sols artificialisés, chiffre déjà rencontré en 1990. A l'inverse le tissus urbain discontinu s'est surtout développé en Midi-Pyrénées, le long des axes de transport autour de Toulouse, le Languedoc-Roussillon, la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et près du littoral en général. D'autres responsables sont aussi désignés, tels que les réseaux routiers ou ferroviaires dont les largeurs ne cessent de croître ou bien encore les zones industrielles et commerciales au rythme moyen de 38 km2 par an. Conséquence sur l'environnement, l'artificialisation des paysages entraîne la destruction d'habitats naturels pour des espèces menacées par ailleurs victimes d'un autre effet d'extension de ces réseaux qui est l'isolement et le fractionnement des milieux naturels. Dans certaines régions, l'extension des surfaces imperméables accélère et amplifie les risques d'inondations, mais dans ce dernier cas, ce sont les hommes qui pâtissent de leurs propres erreurs. Souhaitons que cette situation ait alors un effet amplificateur de leur prise de conscience.
(*)La base de données géographiques CORINE Land Cover est produite dans le cadre du programme européen de coordination de l'information sur l'environnement CORINE Cet inventaire biophysique de l'occupation des terres fournit une information géographique de référence pour 38 états européens et pour les bandes côtières du Maroc et de la Tunisie. La continuité du programme et la diffusion des données CORINE Land Cover sont pilotées par l'Agence européenne pour l'environnement.
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