Date de mise en ligne : 12/09/2009
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Au plan national, Brice Hortefeux a confirmé son souhait de voir tripler le nombre de caméras sur la voie publique, de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011
. À l'occasion d'un déplacement à Sartrouville (Yvelines), présentée comme un modèle en termes de vidéoprotection, il a aussi annoncé mercredi : «J'ai pour objectif de faire équiper 110 établissements scolaires sensibles entre 2009 et 2010.» L'État «cofinance»: au total, le gouvernement met sur la table 21 millions d'euros. Mais, ce sont bien les communes qui supporteront l'essentiel des investissements.
L'Intérieur veut «diversifier l'usage des caméras». «Sur les seuls sites industriels et commerciaux, affirme Brice Hortefeux, on dénombre 70 000 cambriolages. Cela n'est pas admissible. Je veux donc étendre ces dispositifs de vidéoprotection à ces sites comme à certaines zones de quartiers sensibles, mais aussi aux commerces de proximité ou encore aux logements sociaux.» Mercredi, Brice Hortefeux se voulait rassurant : «Si vous n'avez rien à vous reprocher, disait-il, vous n'avez pas à avoir peur d'être filmé.» Circonspect, le secrétaire national du PS chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, appelle à un «contrôle renforcé de la vidéosurveillance».
Selon le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, rapporteur de la future loi d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) ce texte autorisera des acteurs privés (sociétés, commerces, usines) à filmer la voie publique pour dissuader les intrusions, mais aussi pour aider la police dans ses enquêtes. Le préfet de police de Paris, qui prépare, en concertation avec le maire de la capitale, un plan d'installation de 1 000 caméras, a opté pour une charte de bonne conduite, dont l'application sera surveillée par un «comité d'éthique».
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