Date de mise en ligne : 08/02/2010
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Hadopi avait déjà été l'occasion pour les professionnels de l'information de se manifester auprès des autorités quant à la problématique du droit d'auteur. Les obscures négociations entourant le tout aussi obscur traité ACTA sont l'occasion pour les associations professionnelles de s'exprimer avec une belle unanimité contre la remise en cause des libertés individuelles et de la neutralité d'Internet qu'impliquerait la mise en oeuvre de cet accord commercial - car c'est bien d'un accord commercial qu'il s'agit, ACTA étant l'acronyme de Anti Counterfeiting Trade Agreement (Accord commercial de lutte contre la contrefaçon).
L'Interassociation Archives Bibliothèques Documentation (IABD) a publié le 2 février un communiqué au nom de 10 associations de professionnels de l'information, dont l'ADBS, Interdoc (documentalistes), l'ABF (bibliothécaires) et l'AAF (archivistes) dans lequel elle s'oppose vivement à la conclusion d'un tel accord aux conséquences liberticides, comprenant notamment la mise en place d'un filtrage systématique du Net. L'IABD ne se contente pas de dénoncer mais propose également des pistes d'adaptation des droits d'auteur à un environnement numérique rendant caduques de nombreuses dispositions actuellement en vigueur. A suivre de très près.
A lire aussi :
- "Hadopi ferait parti du traité Acta", par Fabrice Epelboin, sur ReadWriteWeb France.
- "Le traité secret ACTA dénoncé par une coalition internationale", par Guillaume Champeau, sur Numerama.
- Ca bouge aussi de l'autre côté de l'Atlantique : "ACTA : les bibliothèques et bibliothécaires du Québec", par Olivier Charbonneau, sur CultureLibre.ca, et "Visa le noir, tua le blanc", par Fabien Deglise, sur le site du journal Le Devoir.
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