
Interview de Laurent El Ghozi par Nicolas Braemer - Le 03/09/2009
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Les gens du voyage font encore l'objet de discriminations inacceptables. C'est ce que dénonce le Dr Laurent El Ghozi, nouveau président de la FNATSAT. Il critique en particulier les entraves à l'exercice du droit de vote et le refus de nombreux élus locaux d'appliquer la loi Besson.
Laurent El Ghozi est médecin et fondateur de l'ASAV, Association pour l'accueil des voyageurs, à Nanterre. Longtemps maire adjoint à la santé à Nanterre, très impliqué dans l'aide aux gens du voyage, il vient d'être élu président de la FNASAT, Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les gens du voyage.
Quel est le dossier prioritaire qui concerne aujourd'hui les Gens du voyage ?
La discrimination des pratiques est largement aussi importante que celle de la loi...
Quelles difficultés les Gens du Voyage rencontrent-ils pour exercer leur droit de vote ?
Vous êtes membre du comité consultatif de la Halde : est-ce un outil intéressant pour faire reculer les discriminations notamment vis-à-vis des gens du voyage ?
Quel est votre bilan de l'application de la Loi Besson sur les aires d'accueil ?
La principale difficulté est -elle le refus des élus locaux de créer des aires d'accueil ?
Vous avez vivement critiqué une récente proposition de loi proposant de transférer à l'Etat la charge des aires d'accueil. Que lui reprochez-vous ?
Faut-ils associer les Gens du Voyage à la gestion des aires ou au contraire les collectivités doivent-elles les gérer elles-mêmes ?
La participation des gens du voyage à la gestion des aires est une idée inintéressante...
Quel est l'enjeu de la reconnaissance de la caravane comme lieu d'habitation
"Les collectivités sont au coeur des enjeux de développement durable"
Bruno Rebelle est né en 1958 à Annecy (Haute-Savoie). Vétérinaire de formation, il participe à la création de l'ONG « Vétérinaires sans frontières », puis travaille comme consultant auprès de diverses organisations internationales : UE, FIDA, WWF International, CARE... En 1997, il devient directeur exécutif de Greenpeace France, puis directeur des programmes de Greenpeace International en 2003.
En 2007, Bruno Rebelle fait partie de l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal, comme conseiller sur les questions de développement durable, de protection de l'environnement et de solidarité internationale, puis rejoint Europe Ecologie en juillet 2009. Il est aujourd'hui directeur général du cabinet de conseil et de communication en développement durable Synergence.
Il nous livre son regard sur la manière dont les collectivités prennent la mesure de l'enjeu environnemental, sur les politiques environnementales mises en place aux niveaux national et international, et sur l'écologie politique en France et la perspective des présidentielles.
Lire l'interview de Bruno Rebelle paru dans la Lettre du cadre
