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Bernard Diridoullou : « Pourquoi clarifier les règles du jeu est un impératif managérial »

06/01/2015 | par Bruno Cohen-Bacrie | Management d'équipe

papier_marteau_ciseau ©iinspiration - istock

Les discours sont modernes, mais les pratiques sont classiques. C’est le constat que fait Bernard Diridoullou sur la réalité managériale des entreprises. D’où son insistance sur la nécessité de rendre publiques des règles de gouvernance claires, auxquelles tout le monde est soumis. C’est à cette condition qu’on donnera aux cadres les moyens des ambitions managériales des chefs.

Vous soulignez dans votre ouvrage le décalage existant entre le « dire » et le « faire » dans l’organisation managériale en général. Pouvez-vous en parler ?

Les directions générales parlent de « management participatif », de « qualité totale », de « management par projet ou en réseaux » ; mais la plupart des entreprises et des organisations en général fonctionnent encore sur le mode taylorien, au sein de systèmes organisationnels très hiérarchisés. Si le discours est moderne, l’organisation est, elle, archaïque : les décisions sont prises en haut, l’information est essentiellement descendante ; les idées neuves, les désaccords, les oppositions ne sont que très difficilement exprimables et peu entendus. Les organisations françaises sont faussement modernes.

« Si le discours est moderne, l’organisation est, elle, archaïque »

L’illustration type de cette contradiction se rencontre fréquemment au cours de « grandes messes » : le dirigeant dit « changeons » et pense « changez ». Le danger ...

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