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Ce que nous apprend la loi de Brooks

06/07/2018 | par Fabrice Anguenot | E=MC²

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« En rajoutant des personnes à un projet en retard, on ne fait qu’accroître le retard ! ». Ce que Fred Brooks, ex-ingénieur de chez IBM, cherche à nous faire comprendre par cette citation, c’est que nos nombreuses activités quotidiennes sont complexifiées lorsque ces tâches sont réparties entre trop de collaborateurs. Souhaiter faire avancer un projet plus vite en y associant davantage d’agents perturbe l’organisation en place, multiplie les canaux d’information, renforce la nécessité de contrôles, et finit par nuire à l’avancée du projet.

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La taille d’une équipe a une influence sur le rendement et la productivité. Trop petite sur un gros projet, l’équipe est débordée. Trop importante, elle a un rendement décroissant. Toute la compétence du manager réside dans sa capacité à trouver le bon ratio, temps/nombre de personnes impliquées, afin d’arriver au point stœchiométrique pour l’équipe projet.

 

Les 3 facteurs de la loi de Brooks

Bien que particulièrement adaptée au développement informatique, la loi de Brooks (1)  peut trouver des échos dans d’autres types d’organisations et d’équipes travaillant sur de la gestion de projets : évènementiel, marketing, etc.

Pour théoriser cette loi, Brooks est parti de trois facteurs observés dans son entreprise :
1- Le temps est nécessaire aux équipes pour monter en compétences sur un projet, ce qu’il nomme lui-même le Ram-up. Le fait d’y adjoindre des collaborateurs en cours de route nécessite, à la ...

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