IL EST L’OR

 

La grande enquête managériale – 3e édition : l’innovation managériale, une affaire de riches ?

02/11/2020 | par Emilie Baudet | Toute l'actualité

Workspace with business people sitting by desk, working together, discussing, negotiating the deal. Contemporary management concept, solving problem Business concept in flat design style illustration. ©AdobeStock

Derrière ce titre un brin provocateur se cache pourtant une réalité qui mérite d’être interrogée… En effet, nous observons une concentration des efforts sur les cadres dirigeants au détriment des cadres intermédiaires et de proximité alors qu’ils sont probablement les hérauts de la transformation de demain

Positionné entre les équipes opérationnelles et la direction, l’encadrement intermédiaire joue un rôle essentiel dans l’organisation et le fonctionnement des collectivités. Pourtant, il est le premier à souffrir du déficit de formation.

 

Les oubliés du développement managérial

Si l’étude démontre que 76 % des personnes interrogées disent bénéficier d’un volume de formations dédiées au management allant de 0 à 2 jours par an, on note une disparité saisissante entre les niveaux stratégiques, d’une part, et les niveaux intermédiaires et de proximité, d’autre part.

 

L’étude révèle un décalage de perception, d’attente et de besoin tout au long de la chaîne managériale

 

En effet, alors que 32 % des managers du niveau stratégique disent avoir bénéficié de plus de dix jours de formation sur les cinq dernières années, c’est seulement le cas pour 18 % des cadres intermédiaires et 17 % des managers de proximité. Ce constat prend tout son sens quand on sait que 54 % des managers qui ont bénéficié de plus de dix jours de formation sur les cinq dernières années, montrent une appétence à consacrer davantage de temps au management de leurs équipes, contre 34 % pour ceux qui ont bénéficié d’un volume de formations moindre. Ce déficit met en lumière un risque non négligeable d’accentuer le décalage de cultures et de paradigmes managériaux entre les strates.

 

Distorsion des attentes

Pour preuve, l’étude révèle un décalage de perception, d’attente et de besoin tout au long de la chaîne managériale. En effet, si l’écoute et la reconnaissance sont très représentées selon les managers intermédiaires s’agissant des attentes de leurs N-1 à leur égard, ces mêmes managers intermédiaires attendent davantage de confiance et de cohérence de la part de leur N+1. Cette distorsion est intéressante car elle indique que plus nous nous éloignons de la strate stratégique, plus on assiste à une dégradation d’une culture managériale de référence.

 

Plus nous nous éloignons de la strate stratégique, plus on assiste à une dégradation d’une culture managériale de référence

 

Cette stratégie de transformation par le haut explique probablement en partie la faiblesse du portage de certains changements.

 

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