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Nous pensons peu et mal les défis inédits de demain

22/01/2021 | par Emilie Agnoux | E=MC²

Pensive young woman with pen, education ©AdobeStock

A force de penser dans l’urgence, on ne pense plus. Et comme nous handicapons méthodiquement nos capacités d’anticipation, il n’est plus question de prendre du recul. Raison de plus pour faire de la réflexion un impondérable.

Ce que nous vivons en dit long sur notre rapport au temps et à la pensée. La gestion de la pandémie de COVID-19 a probablement été révélatrice d’un fait majeur et lourd de conséquences : nous pensons trop peu et trop mal face aux défis inédits que nous devons affronter et à leur accélération historique.

 

Nous avons réduit à la portion la plus congrue l’intelligence humaine

 

A vouloir exploiter chaque interstice de notre existence, nous avons fait de mauvais arbitrages. Nous avons sacrifié l’acte de penser, prétendument improductif. Nous avons réduit à la portion la plus congrue l’intelligence humaine. Pourtant, nous savons que « mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».

 

Quand nous questionnons-nous ?

La malédiction qui nous affecte nous conduit à subir nos journées de travail, rythmées par l’enchevêtrement des réunions, souvent mal préparées et mal menées, les sollicitations numériques à croissance exponentielle, l’enchaînement des tâches à réaliser, sans ...

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