PÉRÉQUATION

 

Droits de mutation: le gouvernement veut donner un coup de pouce aux départements pauvres

07/11/2013 | par Christine Cathiard | Actualités

50_euros_DR ©Fotolia

Le gouvernement envisage de modifier le budget 2014 concernant les droits de mutation sur les transactions immobilières pour en faire davantage profiter les départements les plus pauvres. Marylise Lebranchu l'a annoncé aujourd'hui.

Le projet de loi de finances 2014 donne aux conseils généraux la possibilité de relever pendant deux ans de 3,8% à 4,5%, soit une augmentation de 0,7 point, le taux des droits de mutation pour compenser la progression de certaines dépenses sociales. Le rapporteur général du Budget, le socialiste Christian Eckert, avait indiqué mercredi, lors d’une réunion de commission, que le gouvernement allait introduire des amendements pour modifier le dispositif et « sécuriser » les « recettes ».

 La crainte que certains n’augmentent pas les droits

Selon le quotidien Les Echos de jeudi, le gouvernement, craignant que les départements les plus riches n’augmentent pas les droits et n’alimentent pas de ce fait le fonds de péréquation entre départements, prévoierait de prélever automatiquement 0,35% sur les droits de mutation, que ceux-ci aient été ou non relevés. Ce prélèvement alimenterait le fonds de péréquation.

Libre choix des départements

« Nous sommes en train de réfléchir, à la demande de l’Association des départements de France, sur les moyens d’augmenter la péréquation à partir des droits de mutation, et en laissant libre choix aux départements d’agir comme ils le veulent » au sujet d’une éventuelle hausse de ces droits, a déclaré jeudi à l’Assemblée nationale, lors du débat budgétaire, la ministre de la Réforme de l’Etat et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu. Celle-ci a indiqué qu’elle allait présenter des propositions au Premier ministre « qui s’est engagé à nous répondre demain soir (vendredi) ». Ces propositions, a-t-elle indiqué, pourront être transmises dès lundi aux rapporteur général du Budget et au président de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez (UMP), qui l’avait interpellé sur ce sujet.

Contraire à la Constitution ?

« Il faut absolument qu’on en sache plus », a déclaré M. Carrez, en soulignant qu’obliger les départements à relever le taux des droits de mutation serait contraire à la Constitution, qui laisse libres les collectivités locales de disposer de leurs ressources.  »Il n’y aura pas d’augmentation des prélèvements obligatoires, ni d’atteinte à l’autonomie des collectivités territoriales », a promis Mme Lebranchu. Affaire à suivre…

 

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