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Économie de la connaissance ? Pas si simple

24/04/2014 | par Philippe Nikonoff | Finances

connaissance © Julien Eichinger- fotolia

Comme pour les employés et les ouvriers avant eux, le travail des cadres peut être découpé en tâches techniques et ensuite délocalisé. Avec l’informatisation croissance, l’économie de la connaissance n’échappe plus à ces phénomènes de taylorisation. Et les conséquences sont certaines sur la stratégie d’implantation des entreprises dans les territoires.

Jusqu’aux années soixante-dix, les grandes entreprises comportaient de nombreux métiers et catégories professionnelles réalisant des tâches très différentes sur un même site. L’entreprise contemporaine ne fonctionne plus sur ces principes : « Les modes contemporains de communication de l’information, en développant les capacités de connexion à distance, tendent à affranchir des contraintes de la proximité… Avec la remise en cause du modèle fordiste de production, avec la révolution intervenue dans les techniques de production, de gestion et de transport de l’information et avec la mondialisation de l’économie, de nouvelles spécialisations urbaines se sont développées. Au sein d’une même entreprise, les fonctions sont de moins en moins séparées géographiquement selon la nature du bien produit ou du service vendu, mais de plus en plus selon le degré de travail qualifié et d’informations incorporés dans le processus. Cette amplification a renforcé la concentration de certaines ...

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