A Cenon, un arrêté anti-expulsions

La Rédaction

Sujets relatifs :

Le maire PS de Cenon (Gironde) a pris un arrêté municipal afin d'empêcher les expulsions locatives de familles en difficulté tant que toutes les solutions pour leur venir en aide n'auront pas été étudiées, défendant une démarche "humanitaire et sociale".
"Ce n'est pas une mesure contre les bailleurs", a expliqué Alain David, qui souhaite "mettre tout le monde autour de la table pour trouver des solutions" au lieu de "mettre des familles directement à la rue".


Déjà trois arrêtés
Cinq maires de gauche du sud et de l'est lyonnais ont déjà signé le 15 mars, jour de la fin de la trêve hivernale, trois arrêtés interdisant les "expulsions", les "coupures d'eau, d'électricité et de gaz", ainsi que les "saisies immobilières". Depuis 1990, la mairie de Vénissieux (Rhône) prend ainsi un arrêté anti-expulsion, immanquablement annulé par le tribunal administratif.
Selon le maire de Cenon, ville de 22.000 habitants faisant partie de la Communauté urbaine de Bordeaux, la commune compte "près de 50% de logements très sociaux" et "la première priorité pour ces familles est la nourriture".

Un coût plus élevé
M. David note qu'en cas d'expulsion précipitée "cela coûte encore plus cher à la société, pour le département ou la commune, de reloger les familles".
Il dit souhaiter que sa démarche "entraîne une réflexion sur l'économie familiale" car, selon lui, "on ne peut pas traiter le problème du logement comme s'il n'y avait pas de crise".
"Tout le monde sait s'affairer pour trouver des solutions aux banquiers mais pas pour ceux qui ont des difficultés à payer leur loyer", a regretté l'élu, maire de Cenon depuis 1995 et conseiller général de la Gironde.
Les efforts consentis par les ménages modestes pour se loger, en pourcentage des dépenses par rapport aux revenus, continuent d'augmenter, selon une étude de l'Insee publiée le 16 mars, qui montre un phénomène similaire pour les locataires du parc privé.

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

«  Retour  » (provisoire ?) aux 35 heures à la mairie de Paris

«  Retour  » (provisoire ?) aux 35 heures à la mairie de Paris

Sommée d'instaurer de vraies 35h ans ses services, la mairie de Paris doitt faire des contorsions pour ne pas fâcher ses agents. Quitte à fâcher la préfecture. Jusqu'où l'exercice est-il possible ?Comme toute collectivité, Paris...

24/08/2021 |
Un cycle supérieur de transition pour les dirigeants territoriaux

Un cycle supérieur de transition pour les dirigeants territoriaux

"Ça se passe ailleurs", quand les collectivités innovent dans le monde entier

Infographies

"Ça se passe ailleurs", quand les collectivités innovent dans le monde entier

La grande peur de la fonctionnalisation

La grande peur de la fonctionnalisation

Plus d'articles