Aide de l'Etat pour maison en sale état ?

La Rédaction

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Le maire d'un petit village du Jura, excédé par une invasion de blattes qui prolifèrent à partir d'une maison insalubre, a demandé l'aide de l'Etat pour payer les frais de désinfection des logements concernés!

"Je trouve inadmissible que nous soyons obligés de régler tout seuls un problème de santé publique", a dit à l'AFP Roger Rey, maire de Conliège, village de 750 habitants en périphérie de Lons-le-Saunier.

Le problème, explique l'édile, a commencé il y a cinq ou six ans, à l'arrivée dans le village d'une famille de trois adultes handicapés. "Ils vivaient dans des conditions d'hygiène épouvantables, avec une trentaine de chats, de la nourriture pourrie et des excréments partout", résume-t-il. D'où la prolifération de milliers de blattes, mesurant environ 1,5 à 2 cm.

Il y a deux ans, la maison a été entièrement vidée et désinfectée - pour un coût de près de 12.000 euros, pris en charge par la commune -, et les habitants indélicats se sont installés quelques mètres plus loin, dans une maison en location, où le problème a rapidement recommencé.

Récemment, la famille concernée a finalement quitté le village, et M. Rey a fait venir vendredi une société spécialisée chargée de désinsectiser la maison. "Mais ce n'est pas fini, car il faut maintenant la vider. Il y a encore des aliments pourris à l'intérieur. Si on n'intervient pas, ça repartira de plus belle", craint le maire.

En comptant les sommes engagées il y a deux ans, la facture finale pour la mairie avoisinera les 24.000 euros, calcule l'élu.

Sans compter les frais qui devront être engagés pour désinfecter un autre logement voisin, infesté lui aussi par contagion, et où vit un homme de 92 ans qui devra être relogé ailleurs pendant une quinzaine de jours, le temps de régler le problème.

Dans le village, une quinzaine d'autres familles ont également découvert des blattes à leur domicile. Mais leurs cas semblent moins problématiques et ne devraient pas nécessiter d'interventions aussi lourdes, selon M. Rey.

"Ce qui me met en colère, c'est que, comme les principaux responsables sont insolvables, c'est à la commune de tout prendre en charge. Dans cette histoire, je me sens un peu abandonné", résume le maire.

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