Chaleur fatale, décarbonation et crowdfunding… le nouveau monde est en marche

Denis Courtois
Chaleur fatale, décarbonation et crowdfunding… le nouveau monde est en marche

Carbon dioxide emissions control and pollution concept.

© AdobeStock

L'industrie française a pris la véritable mesure de la réutilisation d'énergie propre et passe à l'action. Dans tous les secteurs, on se penche sur des idées nouvelles pour y parvenir.

Grosse consommatrice d’énergie, l’industrie semble partie pour évoluer vers un monde de moindres émissions de carbone.

Toutes concernées

Les 16 projets retenus dans le cadre du plan de relance en décembre (à consulter sur le portail gouvernemental de la Direction générale des entreprises) concernent différents types d’entreprises (alimentaire, papeterie, fonderie, ciment, chimie, verre…) quelles que soient leur taille et la région où elles sont situées, pourvu qu’elles « contribuent ainsi à améliorer leur impact environnemental et leur compétitivité », et sans doute leur présence dans des territoires où leur poids économique est déterminant.

Dans la pratique

La récupération de la chaleur fatale (non, ce terme n’annonce pas les conséquences du réchauffement climatique mais une nouvelle façon de produire de l’énergie, ou plutôt de récupérer une énergie émise par des procédés industriels qui serait perdue si on ne l’utilisait pas au moment où elle est disponible) semble aussi promise à un passage du stade du théorique au développement.

À la clef des solutions de stockage énergétique assez novatrices

Si la connaissance de son potentiel est bien cernée (un excellent dossier sur ses enjeux est publié sur le site de l’Ademe) son utilisation reste confidentielle. L’utilisation la plus courante, et donc limitée au milieu urbain, était le transfert à un réseau de chaleur, moins développé cependant en France que dans le reste de l’Europe. Aujourd’hui, cela concerne autant des data-centers que l’industrie agroalimentaire, et pas seulement la valorisation énergétique des ordures ménagères, avec à la clef des solutions de stockage énergétique assez novatrices.

On voit même une société (Gazonor, filiale du groupe La Française de l’Énergie), qui veut « relever le défi de l’écologie industrielle » et se lancer dans la récupération de gaz de mine (grisou) présent dans le sous-sol des Hauts-de-France pour le transformer en une énergie propre de proximité, lancer un crowdfunding de 405 millions d’euros, avec comme objectif : « offrir même aux citoyens la possibilité de participer au verdissement de l’énergie française ».

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