Colloque international « Dynamiques territoriales à la périphérie des métropoles des Suds »

La Rédaction

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Ce colloque,qui se tiendra à Paris du 27 au 29 février,se propose de faire le point sur les évolutions comparées des périphéries des métropoles des Suds dans la phase de métropolisation actuelle. Il vient au terme du projet de l'ANR PERISUD qui associe l'UMR PRODIG (Paris 1, Paris 7, EPHE, CNRS, IRD), l'UMR LADYSS (CNRS, Paris 10, Paris 7, Paris 8, Paris 1) et six partenaires du Sud : l'East China Normal University de Shanghai, la FLASCO de Mexico, l'université de Fort-Hare en Afrique du Sud, l'université San Marcos de Lima, le CASRAD de l'Académie des sciences agricoles du Vietnam, l'université d'Abidjan-Cocody en Côte d'Ivoire. Les espaces périphériques ont certes déjà été étudiés par le passé, mais les approches comme les situations ont depuis changé.

Dans les années 1960 et 1970, les périphéries urbaines ont souvent été analysées comme de simples extensions de la ville ou des espaces ruraux en voie d'absorption, sans identité propre (cf. les travaux des équipes autour de P. Vennetier). S'agissant des pays du Sud, la ville était largement vue comme une machine à transformer les paysans en citadins, les thèses dominantes à l'époque voyant dans le rapport de la ville à la campagne une entrave au développement, notamment celle de M. Lipton sur le biais urbain (Lipton, 1976). Ce point de vue s'est modifié à partir des années 1980 : le dépassement de l'idée d'une coupure radicale entre le rural et l'urbain (Chaléard, Dubresson, 1999, Loyer, Hervier, 2003) a conduit à percevoir ces périphéries comme des espaces singuliers et dynamiques (Vannier, 2007). Dans le contexte de la métropolisation, liée au rôle des villes dans la mondialisation (Asher, 1995), d'autres interrogations surgissent, autour des notions d'aggravation des ségrégations et de fragmentation, mais aussi de multiplication des échelles de la gouvernance et de l'innovation (cf. par exemple : Dureau et al., 2000). Par ailleurs, les périphéries ont été l'objet de représentations réductrices, les présentant comme des espaces mal reliés au reste de l'urbanisation et marqués par plusieurs indicateurs de marginalité (occupation illégale du sol, trafics et criminalité, pauvreté des résidents, etc.). Mais cette vision, qui associe la marginalité-exclusion dans l'espace à la marginalité-exclusion sociale, n'est que partiellement conforme à la réalité (Davies, 2006). On est en réalité confronté à une mosaïque d'espaces contigus prenant part de manières très différentes aux dynamiques urbaines.

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