Croissance nulle : les réactions politiques

Christine Cathiard

Sujets relatifs :

,
Croissance nulle : les réactions politiques

Argent_cadeau

© Sagadogo -istock

Voici des réactions politiques aux chiffres publiés jeudi par l'Insee sur la croissance nulle au deuxième trimestre.
- Eric Woerth, député UMP de l'Oise, ancien ministre du Budget: "Ca veut dire plus de déficit, le budget pour 2014 est faux (...) Ca veut dire qu'on décroche vis-à-vis de nos partenaires européens, ça veut dire aussi plus de chômage (...) Une crise de confiance qui derrière se profile. C'est l'échec du pacte de responsabilité qu'a proposé François Hollande, qui n'arrive pas à se mettre en oeuvre (... ) qui ne produit pas le déclic que le gouvernement pensait qu'il produirait". Il faut que le gouvernement "réforme puissamment le code du travail" et "se mette au travail". (invité de RMC)- Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP et député de Haute-Loire: "Depuis deux ans, ce gouvernement accumule les échecs économiques: sur le déficit, sur l'emploi et aujourd'hui encore sur la croissance alors que le 14 juillet le président de la République annonçait la reprise. Il faut que le gouvernement arrête de raconter n'importe quoi. Il y a un déni du gouvernement et un mauvais diagnostic. (...) L'économie française a été asphyxiée par les impôts. (...) Ce qui m'inquiète c'est la première réaction de M. Sapin (...) qui consiste à dire +c'est la faute de Bruxelles+ ou +c'est la faute de la Banque centrale européenne+ (..) C'est à Paris qu'il faut changer les choses" (invité de RTL).- Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l'Essonne et représentant de la gauche du PS: "Les règles budgétaires européennes (...), la maîtrise des déficits publics comme objectif premier des fondamentaux économique européens, il faut savoir s'en extraire (...) C'est pas un aveu d'échec que d'en appeler à l'Europe, c'est du bon sens (...) Les chiffres ne sont pas bons, il n'y a aucune raison de s'en réjouir, là aussi il y a toutes les raisons de faire le choix du pragmatisme, de réajuster le tir. (...) On en appelle à une réorientation, à une remise à plat (du) Pacte de responsabilité en ayant comme priorités (...) la consommation des ménages et l'investissement public" (sur i-télé).- Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat: "La France met en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour redresser son économie et doper l'emploi. Notamment à travers le pacte de responsabilité et de solidarité qui est un pacte gagnant-gagnant. Mais ramer à contre-courant, ce n'est plus possible. Il est urgent que l'Union européenne change de politique et sorte de son entêtement qui dure depuis trop longtemps. La relance de la croissance passe par cet impératif. C'est l'enjeu de la nouvelle commission. A force de tout faire pour l'euro et rien pour l'emploi, notre continent peut s'effondrer. Une nouvelle politique monétaire s'impose (...) Une monnaie forte pour un continent faible, à quoi bon? Lutter contre l'inflation alors que nous frisons la déflation devient absurde. C'est d'abord de croissance, d'investissements et d'emploi dont nous avons besoin. Le destin de la France est lié à celui de l'Europe mais celui de l'Europe est également lié à celui de la France" (communiqué)

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

Au sommaire de la Lettre du Cadre d'Octobre 2021

Infographie

Au sommaire de la Lettre du Cadre d'Octobre 2021

Funérailles laïques, RIFSEEP, accueil des migrants, management combatif, niveau de la mer, loi Egalim… Retrouvez tous les articles parus dans notre numéro de mars de La Lettre du cadre...

14/10/2021 |
Éditorial - La vraie richesse de nos territoires

Éditorial - La vraie richesse de nos territoires

La chasse aux mégots a commencé

La chasse aux mégots a commencé

La gentille préfète et le grand autoroutier

La gentille préfète et le grand autoroutier

Plus d'articles