Des salariés du conseil général de Seine-Saint-Denis en garde à vue

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© Tuan Huy Pham

Seize personnes, dont huit employés du conseil général de Seine-Saint-Denis, ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête sur une vaste escroquerie aux allocations handicap et vieillesse, découverte au printemps par le département, a-t-on appris de sources concordantes.
Les mis en cause, soupçonnés d'avoir monté de faux dossiers de personnes âgées ou handicapées pour percevoir des prestations sociales, ont été interpellés mardi matin, a déclaré à l'AFP une source judiciaire. Elles ont été placées en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Une enquête préliminaire pour "escroquerie", "abus de confiance" et "accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" avait été ouverte au printemps à la suite d'une plainte déposée par le conseil général du 93.

 Suite à un audit interne

La fraude, qui a duré plus de 10 ans, avait été mise au jour lors d'un audit interne des services du département, réalisé entre novembre 2013 et mars 2014. Selon le conseil général, au moins 2,35 millions d'euros d'allocations pour les handicapés et les personnes dépendantes avaient été versés frauduleusement ces trois dernières années et environ 70 personnes auraient bénéficié de ces allocations indues.

100 000 euros par an et par personne

"C'est la suite de l'enquête ouverte après notre dépôt de plainte. Le Conseil général avait pris ses responsabilités", a dit à l'AFP le président socialiste du conseil général Stéphane Troussel, demandant que "la justice fasse toute la lumière sur ces faits". Les personnes placées en garde à vue sont soupçonnées d'avoir touché près de 100.000 euros par an en prestations sociales. Huit sont des salariés du conseil général, aujourd'hui mis à pied, et les huit autres des proches qui auraient été complices de la supercherie.

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