Droit dans ses bottes

La Rédaction

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L'ancien président de Dexia, Pierre Richard, à l'origine de la création de la banque, était auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur les produits financiers à risque souscrits par les collectivités, le 15 novembre. Lors de cette audition, rapporte l'AFP, il a tenté de relativiser la responsabilité de l'établissement dans les difficultés des collectivités ayant souscrit des prêts structurés : « au total, malgré la crise, les collectivités, en particulier les grandes, ont tiré bénéfice de ces produits structurés » ; « ils ont été bons pour l'économie. Les grandes entreprises ne s'en sont jamais plaintes ». Concernant le défaut de conseil, l'ex-patron affirme : « nous avons eu un comportement qui correspondait à notre éthique », expliquant que la banque avait dissuadé les collectivités de prendre « les produits les plus toxiques » ; « nous nous interdisions un certain nombre de produits pour un certain nombre de collectivités que nous considérions comme pas assez armées pour traiter ce genre de produits ». Et de conclure : « Nous étions très fiers de ce rôle de banquier des collectivités, puisque c'était vraiment l'objet de la création de Dexia, que l'on puisse constituer une banque européenne ». Carton plein.

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