Eboueurs : ça va grogner à Lyon !

La Rédaction

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La collecte des ordures ménagères est menacée dans la communauté urbaine de Lyon à partir de lundi, en raison d'un préavis de grève reconductible déposé par une intersyndicale représentant les éboueurs du service public qui contestent une privatisation plus poussée. Le Grand Lyon compte 1,3 million d'habitants dans 58 communes. La collecte des déchets est réalisée pour moitié en régie publique et pour moitié par des entreprises privées, dans le cadre d'appels d'offres.

Or la communauté urbaine a redéfini les territoires concernés lors du dernier appel d'offres. Jusqu'alors, les centres de Lyon et Villeurbanne étaient couverts par la régie, et les périphéries de Lyon et Villeurbanne ainsi que les autres communes par le privé. A partir d'octobre prochain, tous les arrondissements de Lyon et l'ensemble de Villeurbanne devraient passer au privé, et les autres communes au public.

D'après l'intersyndicale CGT-CFTC-FO-CFDT-Unsa-FAFPT, des petits maires sont à l'origine de ce changement et en 2017 les attributions pourraient rebasculer, selon un principe d'alternance.

Les syndicats, qui ont organisé mardi une conférence de presse, refusent que l'organisation actuelle, issue d'un accord en 2007, soit bouleversée, d'autant que les conditions de travail des quelque 480 agents assurant la collecte se détérioreraient d'après eux.

Ils mettent aussi en avant le grignotage progressif des sociétés privées, que le président (PS) du Grand Lyon, Gérard Collomb, "n'a pas arrêté", selon la CGT.

En outre, ils déplorent un manque de concertation, d'autant que depuis une étude ergonomique faite en 2007 les rondes des éboueurs ont été optimisées pour limiter la pénibilité.

Pour le Grand Lyon, au contraire, "l'exécutif communautaire a choisi de maintenir l'équilibre actuel entre la collecte assurée par la régie et celle réalisée par les entreprises", a écrit Benoît Quignon, directeur général des services, dans un communiqué diffusé il y a quelques jours aux personnels.

Il promet "des moyens supplémentaires" à la régie, dont dix postes de chauffeurs, et s'engage à ce que les agents aient "un jour de repos un samedi sur deux alors qu'ils travaillent 6 jours sur 7 aujourd'hui".

Une nouvelle rencontre est prévue vendredi entre les syndicats et M. Collomb, également maire de Lyon.

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