ETI : les moteurs de l'économie de demain

La Rédaction

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La notion d'Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) est apparue récemment dans le vocabulaire économique. Ce n'est qu'en août 2008 que la Loi de Modernisation de l'Économie a défini cette catégorie d'entreprises, dans le but de mieux la connaître et de la renforcer dans le tissu économique français.

Le groupe KPMG, qui compte un tiers des ETI dans sa clientèle, a souhaité apporter son éclairage sur ces entreprises à la frontière entre les PME et les grands groupes.

Les ETI emploient entre 250 et 5 000 salariés, leur chiffre d'affaires de l'entreprise doit se situer entre 50 millions et 1,5 milliard d'euros, et le total de leur bilan peut s'étager de 43 millions à 2 milliards d'euros. Toute entreprise respectant au moins deux de ces trois critères (effectif, chiffre d'affaires, total du bilan) est considérée comme une ETI. Je vous accorde que c'est un peu compliqué mais ça vaut la peine de s'y intéresser de plus près.

Les premières études officielles comptabilisaient 4 600 Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) en France en 2007. Si l'on fait abstraction des ETI implantées en France mais détenues par des groupes étrangers, les effectifs se réduisent à 3 371 ETI nationales

Elles représentent 30 % de l'emploi salarié, 36 % du chiffre d'affaires à l'exportation et 38 % des investissements français globaux. Ce n'est pas rien !

Les ETI françaises constituent un univers mouvant. Chaque année, la catégorie accueille 19 % de nouvelles ETI, mais en perd 14 %. Rares sont celles qui en sortent par le haut pour rejoindre la catégorie des grands groupes. Les sorties s'effectuent, le plus souvent, lors d'un retour à la case PME ou d'un rachat par un groupe étranger. Dans plus de la moitié des cas, une ETI sortie de cette catégorie une année redeviendra une ETI plus tard.

Les ETI sont, à juste raison, au coeur de l'attention des pouvoirs publics. et l'enjeu est clair. Il faut leur fournir les moyens de rester dans cette catégorie et de conserver leur indépendance. A cette condition, elles peuvent devenir des locomotives économiques pour la France. Pour cela, il faudrait leur fournir un environnement stable et favorable à leur développement, que ce soit sur le plan fiscal, économique ou patrimonial.

Elles sont pourtant bien absentes du discours des candidats à la présidentielle et c'est sans doute dommage !

PS : Je ne saurai trop vous recommander la lecture de l'étude KPMG.

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