Évaluation de la superficie des terres agricoles converties à l'urbanisation

La Rédaction

Sujets relatifs :

M. Pierre Bernard-Reymond demande à Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement de bien vouloir lui indiquer l'évaluation, même sommaire, de la superficie des terres agricoles qui ont été converties à l'urbanisation en France depuis 1850 et celles qui sont devenues des forêts ou abandonnées en jachère.

L'occupation du territoire est connue de manière précise à partir de l'année 1981 grâce à l'enquête Teruti réalisée annuellement par le service statistique du ministère chargé de l'agriculture.

Partant de 59 % du territoire de la métropole française en 1840, les terres agricoles se sont étendues à peu près régulièrement jusqu'aux années 1910 où elles atteignaient près de 70 %. Cette progression se réalisait principalement par extension sur les landes et friches. À partir de 1920, les terres agricoles n'ont cessé de diminuer, à l'exception d'une courte reprise après la dernière guerre. Elles n'occupent désormais plus que 51 % du territoire.

Le territoire a été principalement conquis par les espaces boisés jusque dans les années 2000 : 17 % du territoire en 1840-1850, 19 % en 1920-1930, 31 % (17 millions d'hectares) dans les années 2000, mais aussi, dans une moindre mesure, et surtout depuis les années 1990, par les autres occupations, qui passent de 7 % du territoire en 1840-1850 à 12 % dans les années 2000.
Parmi ces autres occupations, c'est seulement à partir de 1981 que l'on peut distinguer les sols « artificialisés » (sols bâtis, sols revêtus et autres sols artificialisés) des autres sols non végétalisés (sols nus, sols recouverts par les eaux). Les sols « artificialisés » sont bien sûr les seuls à progresser : 2,9 millions d'hectares en 1981 (5,2 % du territoire), 4,9 millions en 2010 (8,9 %), alors que les autres sols non végétalisés sont stables, à 1,9 million d'hectares (3,5 %).

Pour en savoir plus :

Sénat - 8 décembre 2011 - Réponse ministérielle N° 20175

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Interview

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Immense chantier à ciel ouvert, la rénovation urbaine poursuit sa route pour changer le cadre de vie des habitants des QPV. D’une certaine manière, elle a ouvert le chemin à la sobriété foncière et énergétique, assure Anne-Claire...

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Interview

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Les collectivités repensent les usages du cimetière 

Les collectivités repensent les usages du cimetière

Plus d'articles