Faut-il subventionner les véhicules électriques ?

La Rédaction

Sujets relatifs :

Un récent rapport de l'OCDE rédigé par l'économiste Philippe Crist prend position sur le fait de subventionner l'achat de véhicules électriques. Sa réponse est claire : c'est non !

L'auteur rappelle en effet qu'acheter un véhicule électrique, c'est un surcoût de 4 000 à 5 000 euros par rapport à un véhicule thermique classique. Et il prend l'exemple de la France dont le système bonus/malus prévoit une aide de 5 000 euros, soit ce surcoût.

L'aide n'est pas pertinente car les utilisateurs de véhicules électriques (taxis, entreprises, livreurs...) en milieu urbain vont dépenser beaucoup moins en électricité qu'en carburant et le retour sur investissement est rapide. La subvention est donc un moyen très cher pour réduire l'empreinte carbone du transport routier qui conclut aussi « le véhicule électrique ne doit-il pas rester un engin de petite taille et à vocation urbaine, comme le Twizzy de Renault ? ».

Cela présenterait un autre avantage, celui d'alléger le coût de l'installation de l'infrastructure publique de recharge. Celui-ci (d'après les experts) varie entre 5 000 et 8 000 euros par prise. Et il faudrait 400 000 prises installées sur la voie publique pour atteindre les 2 millions de véhicules électriques en 2020, objectif fixé sur le plan national !

Joël Graindorge, Directeur général des services techniques.

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Interview

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Immense chantier à ciel ouvert, la rénovation urbaine poursuit sa route pour changer le cadre de vie des habitants des QPV. D’une certaine manière, elle a ouvert le chemin à la sobriété foncière et énergétique, assure Anne-Claire...

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Interview

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Les collectivités repensent les usages du cimetière 

Les collectivités repensent les usages du cimetière

Plus d'articles