L’arène n’a plus la cote

Denis Courtois

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L’arène n’a plus la cote

Front view of the main access to the Orange Velodrome stadium in Marseille, France, with the large stairway in the foreground.

© AdobeStock

Les grands stades sont-ils encore d’actualité ? Pas vraiment, si l’on en croit le nouveau maire de Marseille... et les projets en cours dans différentes villes.

Le nouveau maire de Marseille, Benoît Paillan, veut vendre le vélodrome... pour boucher les trous qu’un audit de début de mandat a révélé. Un déficit de « 15 millions d’euros » sur 30 ans, payés par les Marseillais pour le vélodrome, c’est trop, estime-t-il, alors que c’est à peine la moitié des transferts de joueurs d’une année !

Une renaissance à Montpellier

A Montpellier en revanche, le stade de la Paillade qui est en « banlieue Nord » depuis près de 50 ans, à la différence de celui de Marseille situé plutôt en centre-ville, pourraît connaître ses derniers moments enflammés... pour renaître « banlieue Sud ». Comme il s’y était engagé, le nouveau maire, Michel Delafosse, a présenté ce projet.

On se demande bien ce qui va faire lien désormais avec le reste de la ville quand le stade sera parti

Flanqué de bureaux, d’hôtels, de restaurants... ce nouveau stade aura même son musée Louis Nicollin. L’entrepreneur bien connu des services d’ordures ménagères, lorsqu’il était président du football club local, avait amassé une collection « unique » d’objets ayant appartenu aux plus grands noms du ballon rond.

Du côté de la Paillade, quartier désormais classé en ZUS, on se demande bien ce qui va faire lien désormais avec le reste de la ville quand le stade sera parti.

Le basket aussi

Mais, il n’y a pas que le foot dans la ville, il y a aussi le basket. Sur des terrains laissés libres par Renault à Boulogne-Billancourt, c’est une salle de 5.000 mètres carrés qui fait l’objet de débats chauds au conseil municipal. Il faut bien accueillir l’équipe pro des Métropolitains 92 (nouveau nom de l’équipe de Levallois) depuis qu’en février 2019, elle a été rachetée à la ville de Levallois par une SCIC dont Boulogne-Billancourt est actionnaire à 84 %.

Quand on aime le sport, on ne compte pas !

Levallois-Perret n’aura plus à verser de subventions (2 millions accordés au club en 2018), mais le relais a déjà été pris par Boulogne qui a augmenté sa participation de 15 % en 2020. Quand on aime le sport, on ne compte pas !

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