L'Europe des services

La Rédaction

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Il est des études qui arrivent à point nommé pour remettre en cause quelques certitudes qui en période électorale comme celle que nous vivons engendrent des propos qui font plaisir à l'électeur mais sont assez loin de la réalité objective.

L'étude que vient de publier Ernst and Young, intitulée « La révolution des services », fait incontestablement partie de celles-ci. On y apprend d'abord que « les activités de services représentent d'ores et déjà 76% du PIB européen et que les plus grands groupes mondiaux sont des entreprises de services. ». Ils représentent 80% du PIB français. De quoi relativiser le thème du « Produisons français » enfourché par la majorité des candidats.

Entendons-nous bien : ce thème leur permettra peut-être (sûrement ?) d'être élu. Mais la réalité qu'ils auront à traiter après leur élection sera tout autre.

« Cette révolution est le fait d'acteurs multiples : entreprises aux fondamentaux industriels, acteurs traditionnels du service, nouveaux venus issus de l'économie numérique, organisations publique. » nous dit l'introduction de l'étude et, pour les 500 dirigeants interrogés, quel que soit leur secteur d'activité ou leur pays d'origine, « le développement de nouveaux services est un point de passage incontournable pour gagner en compétitivité et conquérir de nouveaux marchés. »

Pour plus des trois quarts d'entre eux, « la conception ou la mise en oeuvre de ces services nécessiteront l'apparition de nouveaux métiers, dont certains restent encore totalement à inventer aujourd'hui. »

L'enjeu central des prochaines années est la formation des jeunes, le développement du goût d'apprendre et de la curiosité. C'est ce dont ils auront besoin pour vivre, voire survivre, dans les prochaines années.

L'industrie reste importante et on ne saurait la négliger. Mais la richesse de nos entreprises résidera dans leur capacité à envelopper leur production dans un univers de services qui sera le vrai producteur de valeur ajoutée.

La question corollaire et urgente à traiter, compte tenu de cette réalité, est la place que nous pourrons faire dans notre société aux jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification. Espérons qu'il ne nous faudra pas attendre qu'ils descendent dans la rue pour qu'on s'en préoccupe.

Pour ceux qui souhaitent approfondir, l'étude Ernst and Young est librement téléchargeable. et l'étude DARES mentionnée dans la brève de la rubrique Emploi

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