La décentralisation favorise-t-elle les égoïsmes locaux ?

Christine Cathiard

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La décentralisation favorise-t-elle les égoïsmes locaux ?

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© Karl-Heinz Strüdel

C’est le titre de l’article du journal le Monde que nous avons posté hier sur la page Facebook de la Lettre du cadre. Et cela n’a pas manqué de faire réagir nos lecteurs. HLM, logements sociaux, plans d'urbanisme, à qui la faute ? Aux élus ou à ceux qui les ont élu ?

« Les lois de décentralisation de 1981 ont confié aux maires non seulement le pouvoir d’édicter les règles de constructibilité dans leur commune – à travers le plan d’occupation des sols, devenu aujourd’hui le plan local d’urbanisme –, mais aussi de délivrer les permis de construire. Ce sont donc eux qui détiennent les clés de la construction, et les ministres successifs du logement ont beau s’époumoner et fixer un objectif national de 500 000 logements neufs par an, dont 150 000 logements sociaux, si des maires n’en veulent pas, rien ne se passe sur leur territoire. » explique le journal le Monde.

 Des égoïsmes locaux nourris par les habitants

Et le quotidien de rajouter que la faute originelle revient à une loi de décentralisation « qui a favorisé les égoïsmes locaux, souvent nourris par les habitants qui, en mars 2014, excepté dans les grandes villes, ont partout élu des candidats non bâtisseurs. » Vous avez été nombreux à lire cet article et à réagir sur nos réseaux sociaux, comme Olivier Ryckewaert : « Encore heureux qu'un grand quotidien du soir parisien sait démontrer combien nous, misérables habitants d'au-delà du périphérique, abusons dès que c'est possible des droits qui nous sont concédés par le pouvoir central, seul à même d'assurer l'égalité, etc. Ce n’est pas la décentralisation qui est en cause, ce sont quelques élus locaux qui prennent des décisions imbéciles parfois, et il n'y a certainement pas lieu de jeter le bébé du pouvoir local avec l'eau du bain des égoïsmes territoriaux. Charge au législateur d'encadrer ce pouvoir, et de faire payer au prix fort ces égoïsmes justement. Ça s'est déjà fait par le passé, non ? »

 Il n'y a certainement pas lieu de jeter le bébé du pouvoir local avec l'eau du bain des égoïsmes territoriaux.

 Autre réaction, celle de Jocelyn Bureau : « Là où le si peu que j'ai pu lire de l'article dit vrai, c'est qu'en 2014, c'est la prime à l'immobilisme qui a prévalu et nombre de maires élus l'ont été sur leur opposition à la construction de nouveaux logements, à leur soi-disant défense des "zones pavillonnaires" et au "construire oui, mais pas là, loin, encore plus loin" tout en affirmant que l'étalement urbain c'est mal et qu'il faut plus de transports en commun et de services de proximité mais en baissant les impôts (…) »

 Que pensez-vous de l'article du Monde ? Réagissez vous aussi ci-après ou sur notre page Facebook .

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