La dernière tentative de séduction

La Rédaction

Sujets relatifs :

Bien vu. Bien joué. En ces temps de crise, le « triangulateur »-président joue encore avec les nerfs des enseignants en instillant la fameuse dialectique du « donnant-donnant ». Il leur dit : « Vous restez 26 heures au lieu de 18 à l'école et je vous augmente de 25 % le salaire » (meeting de Montpellier). Tentant, non ? 500 euros de plus par mois, ce n'est pas une paille ! Est-ce à croire que le président serait tellement aux abois qu'il proposerait une mesure qui n'a pas été mise en oeuvre pendant son quinquennat ? Qu'en pensent les profs ? Ont-ils le sentiment de ne pas être assez présents dans leur établissement ? Le propos présidentiel relève-t-il du sophisme, à savoir cette capacité à faire valider un raisonnement faux ? Pourquoi, subitement, comme par enchantement, le président-candidat annoncerait-il la fin de la suppression d'un fonctionnaire sur deux dans le primaire alors qu'il y a seulement quelques jours, les inspecteurs académiques ont annoncé une saignée sans précédent dans le corps enseignant ? Pourquoi cette valse à trois temps, faite de cajoleries puis de coups de semonce ? Comment distinguer une cohérence dans un tel fatras de propositions ? Entre Sarkozy et les enseignants, le dialogue de sourds atteint désormais un pic.
Source : lettred d'information petite enfance

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

Un nouveau modèle français : passer du tout-État a l’hybride

Un nouveau modèle français : passer du tout-État a l’hybride

Dans son livre « Le nouveau modèle français » paru fin 2021, le haut fonctionnaire et essayiste David Djaiz, auteur remarqué de Slow démocratie en 2019, dessine les contours de ce que pourrait être un futur projet pour le pays,...

06/12/2022 |
Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Interview

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Interview

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Plus d'articles