Le ministère ouvre le chantier des formations et certifications des métiers du sport.

La Rédaction

Sujets relatifs :

Vaster chantier ouvert par le ministère des sports que celui de l'évaluation des formations et certifications des métiers du sport et de l'animation. Chantier ouvert en présence des branches sports  et animation et du CNOSF, mais chantier boudé dès la première réunion par ces partenaires qui ont décidé aprés avoir lu une déclaration commune de ne pas participer à réunion de lancement et témoignent ainsi de leur opposition à la suppression du Cafemas. (lire la suite pour accéder à la déclatation commune)

DECLARATION COMMUNE

Madame La Ministre,

Vous nous avez invité à participer, dans un esprit de concertation, à un premier comité de pilotage stratégique relatif à l'évaluation des formations et certifications des métiers du sport et de l'animation, durant lequel doit être présenté le cahier des charges établi par les inspecteurs généraux jeunesse et sport et en vue de sa validation.

Nous ne serons pas en mesure ce jour de participer plus avant à ce comité et encore moins à toute validation, et nous tenons à nous en expliquer.

Le Gouvernement a décidé d'engager une démarche de modernisation de l'action publique qui concerne tous les secteurs de l'action publique et donc de fait tous les ministères dans leurs champs de compétences respectives.
Les formations et certifications du MSJEPVA sont donc concernées par une évaluation conduite par le corps d'inspection générale, qui est légitime dans ce rôle.

Si l'ensemble des points que vous souhaitez travailler, tant dans les secteurs de l'Animation et du Sport, retient l'attention des différents partenaires non institutionnels que nous sommes, selon leurs sensibilités et la nature de leurs objets, la méthode utilisée ne manque pas de nous interpeller.

Nos présidences de branche s'étonnent ainsi de devoir participer à un comité de pilotage stratégique où nous devrions valider un cahier des charges, sur la base d'une invitation et de ses annexes dont nous avons pris connaissance il y a moins d'une semaine, et sans avoir eu le temps de débattre dans nos instances paritaires du contenu et de la portée des enjeux affichés, alors même que l'inspection générale de la jeunesse et des sports a été sollicitée dès le 25 avril. Les événements récents en termes de concertation nous rendent malheureusement prudent sur les méthodes qui peuvent être employées à notre égard.

S'il s'agit bien d'un processus de dialogue, nous souhaitons être interpellés selon des modalités compatibles avec ce que nous sommes, selon des modes appropriés à un réel débat pour des prises de décision par l'Etat adaptées aux réalités des acteurs des branches et aux ambitions de développement qualitatif que nous partageons.

S'agissant des branches professionnelles, il n'est donc pas possible de valider aujourd'hui un tel processus car nos deux instances n'ont pas eu la possibilité de se réunir pour débattre de la proposition qui nous est faite de participer aux travaux.

Nous n'y voyons pas aujourd'hui clairement le rôle qui nous est attribué à travers la participation partielle qui nous est proposé dans le seul comité de pilotage stratégique.

Cependant les branches ont une responsabilité vis-à-vis des employeurs et des salariés sur ce dossier que nous considérons comme majeur. Les questions portées à l'ordre du jour traversent régulièrement nos débats et à la lecture des documents envoyés pour la réunion de ce jour nous aurons certainement pour l'avenir des remarques à faire, pour ne pas dire quelques inquiétudes majeures à signaler.

Par ailleurs, n'eut-il pas été plus opérant, au travers du CAFEMAS, de préserver le seul outil partagé Etat, Région, Mouvements et partenaires sociaux en capacité d'apporter des données validées par tous, permettant à chaque instance d'orienter ses choix politiques, ses choix d'actions en cohérence avec celles des autres partenaires.

Seules des rencontres « en file indienne » ont été accordées à nos différentes instances ou organisations, qui n'ont pas davantage apportées de réponses à nos questionnements et ont été ressenties comme un prétexte pour nous annoncer la tenue de la réunion de ce jour.

Enfin, lorsque nous avons rencontré la semaine dernière le MSJEPVA et le MESR à propos de la décision de supprimer le CAFEMAS, il a été évoqué qu'une des priorités ministérielles serait de tenter d'harmoniser l'offre de formation et les parcours entre les diplômes du MSJEPVA et ceux du MESR. Nous nous étonnons de cette annonce compte tenu de la teneur des travaux que vous initiez aujourd'hui.

Aussi, nos délégations respectives ont décidé de se retirer de la réunion de ce jour. Nous posons un acte fort, nous en avons conscience. Mais nous souhaitons que celui-ci permette de trouver des modes d'échanges sereins et fructueux, parce que nous estimons que les travaux engagés légitimement ne peuvent se faire sans nous et sans véritable concertation avec vous, votre cabinet et votre administration.

Madame la Ministre nous vous remercions de votre attention.

Suivent les signataires des partenaires non institutionnels.

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

«  Retour  » (provisoire ?) aux 35 heures à la mairie de Paris

«  Retour  » (provisoire ?) aux 35 heures à la mairie de Paris

Sommée d'instaurer de vraies 35h ans ses services, la mairie de Paris doitt faire des contorsions pour ne pas fâcher ses agents. Quitte à fâcher la préfecture. Jusqu'où l'exercice est-il possible ?Comme toute collectivité, Paris...

24/08/2021 |
Un cycle supérieur de transition pour les dirigeants territoriaux

Un cycle supérieur de transition pour les dirigeants territoriaux

"Ça se passe ailleurs", quand les collectivités innovent dans le monde entier

Infographies

"Ça se passe ailleurs", quand les collectivités innovent dans le monde entier

La grande peur de la fonctionnalisation

La grande peur de la fonctionnalisation

Plus d'articles