Le prix de l'éthique 2011 pour Irène Frachon

La Rédaction

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Le prix de l'éthique 2011 de la lettre du cadre territorial a été remis à Irène Frachon par Florence Aubenas, journaliste, Prix de l'Ethique 2010 à l'occasion du salon des maires.
Le prix de l'Ethique récompense une personnalité pour son engagement ou ses prises de position, dans ou hors milieu territorial, pour la défense des valeurs fondamentales pour notre société, c'est-à-dire celles de notre République : la tolérance, le strict respect des libertés individuelles, la solidarité, l'égalité de chacun devant le service public quelles que soient sa race et sa religion, la défense de l'intérêt général, et de manière plus globale tout ce qui peut contribuer à valoriser l'être humain.
Il a été remis successivement à Geneviève Anthonioz de Gaulle, Véronique Vasseur, à l'association Droits d'urgence, à Pierre Monnoir, président de l'Association des disparues de l'Yonne, Eric de Montgolfier, Simone Veil, Maria Nowak et Bertrand Schwartz.

Irène Frachon est un médecin français. Pneumologue de formation, en poste au CHU de Brest, elle a notamment joué un rôle décisif dans l'affaire du benfluorex (ou Mediator), un médicament commercialisé par les laboratoires Servier à partir de 1976 et ayant provoqué la mort d'au moins 500 personnes.
En 2007, Irène Frachon est alertée par des cas d'atteintes cardiaques chez des patients traités par le benfluorex (principe actif du Mediator), un médicament très largement diffusé en France (300 000 traitements) : le benfluorex serait responsable de plusieurs cas de valvulopathie, une maladie grave, détruisant les valves cardiaques. Précédemment alertée sur des problèmes similaires dus à une molécule de la même famille, la dexfenfluramine (nom commercial, Isoméride), elle débute alors une longue étude, qui confirmera ses inquiétudes et qui aboutira au retrait du médicament en novembre 2009 par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).
Malgré de nombreuses sollicitations auprès des agences de pharmacovigilance, l'affaire n'est révélée au grand public que près d'un an plus tard, lorsque la CNAM dévoile officiellement le chiffre d'au moins 500 morts. Quelques mois plus tôt, en juin 2010, Irène Frachon publie un livre, "Mediator 150 mg, Combien de morts ?", qui relate tout son combat pour faire interdire le benfluorex. Le sous-titre Combien de morts ? fit l'objet d'un procès en référé à Brest, intenté par les laboratoires Servier, lesquels estimaient cette mention "accusatoire grave, inexacte et dénigrante". Le jugement, en faveur du laboratoire, sera annulé en janvier 2011 par la cour d'appel de Rennes.

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