Législatives, J-18

La Rédaction

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Une semaine après son entrée à Matignon, Jean-Marc Ayrault a souhaité un décret "dans les trois semaines" - soit entre les deux tours des législatives - sur le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, suscitant une vive réaction de la droite qui dénonce un "déni de démocratie"(...)

LE FAIT DU JOUR

Le chef du gouvernement a mis mercredi le social en tête de son agenda. Une "grande conférence sociale", sur l'emploi, la formation, les salaires, les conditions de travail et les retraites se tiendra "avant le 14 juillet" pour préparer les réformes, a-t-il annoncé.

Le président François Hollande ouvrira et clôturera à l'Elysée ce grand rendez-vous social qui pourrait durer plusieurs jours.

Entouré de trois ministres, Michel Sapin (Travail), Marylise Lebranchu (Fonction publique) et Marisol Touraine (Affaires sociales), M. Ayrault recevra auparavant le 29 mai les cinq centrales syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA).

Premier chantier du gouvernement, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt fera l'objet d'un décret qui devrait sortir "très vite", "dans les trois semaines", pour respecter "l'engagement" pris par M. Hollande de "corriger une injustice", a indiqué le chef du gouvernement.

En pleine campagne pour les législatives, la droite a réagi vivement : Pour le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, le Parlement ne saurait être "bafoué" par un décret. Et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a fustigé "un déni de démocratie" et accusé le gouvernement d'ouvrir "la boîte de Pandore".

Préparé par Mme Touraine, le décret doit instaurer pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein s'ils ont suffisamment cotisé. Selon le chef du gouvernement, "autour de 100.000 personnes" pourraient être concernées la première année.

LES PHRASES DU JOUR

- Xavier Bertrand (UMP) : "Aujourd'hui, la méthode qui est retenue par le gouvernement, c'est le passage en force, en vitesse, en catimini".

- Martine Aubry (PS) : "S'il devait arriver que nous ne soyons pas là" au second tour "et qu'il y ait deux candidats, un d'un parti républicain et un du FN, comme d'habitude nous voterons pour le parti républicain".

- Florian Philippot (FN) à propos de la ministre de la Justice, Christiane Taubira : "On préfère une justice indépendante à une indépendantiste à la justice".

DANS LES CIRCONSCRIPTIONS

- Le député-maire PS de Liévin Jean-Pierre Kucheida, visé par des accusations de malversations, a déposé sa candidature dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais, où le Parti socialiste a investi un autre candidat.

- L'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant, candidat UMP à Boulogne-Billancourt, a été invité par la commission de propagande électorale à rectifier ses documents officiels de campagne, l'utilisation des couleurs bleu, blanc, rouge donnant un caractère trop officiel à sa profession de foi.

- Le scrutin pour le premier tour a commencé mercredi à 12H00 (heure de Paris) sur internet pour les Français de l'étranger, qui sont ainsi les premiers électeurs à participer à un scrutin numérique pour l'élection des députés. Ce vote en ligne est possible jusqu'au mardi 29 mai à 12H00.

LE SONDAGE DU JOUR

- Le PS et l'UMP sont au coude à coude pour le premier tour, 34,5% (+3,5 points par rapport au 6 mai) des Français ayant l'intention de voter pour un candidat PS ou PRG et 33% (+1) pour un candidat UMP, PR ou Nouveau centre, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Europe 1. Viennent ensuite les candidats Front national avec 16% des intentions de vote (-2) et ceux du Front de gauche, 7% (-1).

LE BUZZ DU JOUR

Ta mère en clip! Clip ludique du socialiste Christophe Caresche, candidat dans la 18è circonscription de Paris, à voir sur internet. Mais d'abord, candidat à quoi ? Le député sortant propose trois réponses dans ce clip en forme de quiz : il se présente 1/ "A la présidentielle", 2/ "Aux législatives", 3/ "A ta mère".

"A la présidentielle" : faux, bien sûr, "François Hollande est déjà président de la République". "A ta mère" : erreur également. "Aux législatives" : bonne réponse. Car "il ne suffit pas d'élire un président de la République, il faut aussi lui donner les moyens d'agir", soutient Caresche pour séduire les électeurs (http://www.youtube.com/watch?v=S8KYLJhxKpY).

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