Les investisseurs font leur marché en France

La Rédaction

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Selon les informations collectées, vérifiées et mises en forme par Bureau van Dijk, en 2011, au moins 352 PME et grandes entreprises françaises ont fait l'objet d'un rachat, ou de l'annonce d'un rachat, par un groupe étranger.

Les investisseurs sont d'abord américains, ils ont acheté 111 entreprises françaises en 2011, ce qui représente plus du double des achats faits par des investisseurs du Royaume-Uni (47). Viennent ensuite l'Allemagne (27), le Luxembourg (23), puis la Suède et la Belgique (17 chacune).

133 opérations visaient des sociétés appartenant au secteur des services, et  51 rachats (de tout ou partie du capital), des entreprises de l'industrie concevant des machines et autres équipements, devant la chimie avec 40 opérations. 117 opérations sont le fait de banques ou d'établissements financiers et 96 sont menées par des sociétés de services pour 48 effectuées par des industriels concevant des machines et équipements.

Les acquisitions représentaient 59% des opérations et 41 % se limitaient à des entrées minoritaires au capital des sociétés cibles. Les ¾ des investissements s'effectuaient en région Ile-de-France.

35% des investissements ont été réglés par des fonds de capital-investissement, qui ciblent généralement des sociétés jeunes, et 24% par des fonds de capital-développement, qui s'intéressent davantage à des sociétés matures visant un nouveau stade de développement.

Tous ces chiffres sont le signe que les entreprises françaises sont performantes ou potentiellement performantes. Un investisseurs n'investit que s'il espère une plus-value sur son investissement. Il leur manque donc quelque chose pour faire face à leurs besoins financiers malgré la profusion d'instruments mis en place dans les dernières décennies pour leur permettre d'accéder à des fonds propres.

Peut-être faudrait-il faire campagne auprès de nos dirigeants de PME pour promouvoir les stratégies d'alliance et de croissance externe. Parallèlement, pourrions-nous insuffler aux investisseurs financiers made in France un esprit commercial qui les pousse à aller davantage chercher les dossiers et à vendre leurs services aux entreprises ?

Chaque départ d'une structure de décisions d'entreprise à l'étranger constitue une perte d'autonomie économique pour notre pays. Au-delà du slogan « consommons français » dont on voit rapidement les limites, il est temps de promouvoir le « développons français ».

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