Les médecins scolaires tirent la sonnette d'alarme

La Rédaction

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Les méde­cins sco­laires sont inquiets sur l'avenir de leur pro­fes­sion. Pas assez payés et surchargés de travail, ils ont manifesté ce mardi à Paris. "Nous sommes per­sua­dés du bien-fondé de cette cause. Au fond, même nos res­pon­sables en sont per­sua­dés. Maintenant il faut pas­ser aux actes, il y a urgence, nous atten­dons les actes", a affirmé le Dr Corinne Vaillant, du SNMSU-Unsa Education, lors d'une confé­rence de presse.

"Ce n'est pas dans notre nature de des­cendre dans la rue mais il nous paraît très urgent d'alerter la popu­la­tion, nos res­pon­sables et nos diri­geants car nous avons suf­fi­sam­ment d'éléments pour dire aujourd'hui que la méde­cine sco­laire est en grande dif­fi­culté", a-t-elle dit. Ainsi, les départs à la retraite ne sont pas remplacés, le manque d'attractivité en termes de rémunération expliquant cette désaffection. En 2019, 42 % des médecins scolaires seront partis à la retraite et 220 postes sont actuellement vacants. Les médecins scolaires réclament une « revalorisation maximale » des salaires, aujourd'hui inférieurs à celui d'un interne !

"Est-ce juste d'être payés 1.750 euros bruts par mois après 9 à dix ans d'études, un concours pro­fes­sion­nel, une for­ma­tion spé­ci­fique à l'Ecole des hautes études de santé publique, et un an de stage pro­fes­sion­nel sup­plé­men­taire ?", interroge Mme Vaillant. Un décret publié fin 2011 devait régler la situation, permettant de poser une nouvelle dynamique. Mais pour l'heure, les médecins scolaires ne voient rien venir.

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